
Philippe Béchade
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Philippe Béchade rédige depuis dix ans des chroniques macroéconomiques quotidiennes ainsi que de nombreux essais financiers. Intervenant quotidien sur BFM depuis mai 1995, il est aussi la 'voix' de l'actualité boursière internationale sur RFI depuis juin 2002. Analyste technique et arbitragiste de formation, il fut en France l'un des tout premiers 'traders' mais également formateur de spécialistes des marchés à terme. Rédacteur aux Publications Agora, vous trouvez chaque jour ses analyses impertinentes des marchés dans La Chronique Agora.
Ses articles
23/02/2010 – Pour qui roule le baril ?
Les avoirs de certains militaires de haut rang qui chapeautent les "gardiens de la Révolution" ont été gelés sur le sol américain. Beaucoup d'investisseurs ont encore en mémoire les propos d'Hillary Clinton tenus lors d'une visite au Qatar la semaine dernière et qui qualifiait l'Iran de pays dérivant vers une dictature militaire. Mais peut-être nous alarmons-nous pour rien : la hausse du pétrole pourrait aussi bien résulter d'un simple arbitrage au détriment de l'euro, après avoir été justifiée durant plus de neuf mois par une défiance viscérale (et toujours justifiée) envers le dollar Pour lire la suite...
22/02/2010 – Le pétrole, en autonomie par rapport aux cours de l'euro et du dollar
Même si la Fed rejette l'anticipation d'une hausse de taux en 2010, les marchés anticipent une réabsorption graduelle des liquidités, ce qui va mécaniquement raréfier le dollar. Il s'ensuit que l'euro rechutait lourdement dès jeudi soir, après un bref test des 1,375 $ en milieu de semaine. Il a inscrit un nouveau plancher annuel à 1,347 $ vendredi matin. La surprise provient du baril de pétrole (+0,7%) qui déborde les 79 $, à 79,65 $. Il se rapproche ainsi du palier des 80 $ malgré la bonne tenue du billet vert Pour lire la suite...
19/02/2010 – La Fed augmente ses taux... et l'or augmente tout court !
La méthode et le timing adopté par la Fed sont très inhabituels, d'autant que les derniers communiqués lus par Ben Bernanke n'évoquaient que l'ébauche d'une réflexion sur les mesures de normalisation de la politique monétaire américaine. L'unanimité sur la mise en place d'une stratégie de sortie semblait acquise, mais les membres de la Fed ne paraissaient pas encore tous sur la même longueur d'onde en terme de moyens Pour lire la suite...
18/02/2010 – JP Morgan et son rôle dans l'affaire de la dette grecque
Wall Street a retenu son souffle à deux heures de la clôture. Les échanges se sont mis à tourner au ralenti alors que les écrans géants des salles de marché avaient basculé du grand cirque financier vers le grand cirque blanc des Jeux olympiques : la descente féminine était l'événement le plus attendu car la favorite n'était autre que la ravissante championne américaine au physique de top model, Lindsay Vonn Pour lire la suite...
16/02/2010 – La Grèce continue de faire parler d'elle... et l'euro continue de reculer
"Et si la croissance connaissait un passage à vide en 2010 ?", commencent à s'inquiéter les chroniqueurs qui nous abreuvaient encore de scénarios de reprise en "V" début 2010... Il y a au moins un pays d'Europe pour lequel tout suspense en la matière a disparu depuis une quinzaine de jours. Vous l'avez deviné, il s'agit de la Grèce, promise par Bruxelles et Berlin à une cure d'austérité comme la génération née à l'aube des années 80 n'en a jamais connu Pour lire la suite...
15/02/2010 – La faiblesse de l'euro arrange la BCE
Les rumeurs de renflouement de la Grèce par ses partenaires européens avaient commencé à circuler dès mardi dernier (le 9 février). Trois jours plus tard, cependant, les marchés ne s'estimaient pas plus avancés, les engagements politiques étant loin de valoir un plan de sauvetage en bonne et due forme. Nous pressentons qu'il sera décortiqué dans ses moindres détails. Après tout, la même recette pourrait être appliquée ultérieurement aux autres pays en crise du "club Méditerranée" Pour lire la suite...
12/02/2010 – Pour la Grèce comme pour l'euro, la BCE pourrait agir autrement
Paul Krugman affirme, non sans preuves, que les finances des Etats-Unis, du Japon ou de la Grande-Bretagne sont dans une situation à peine moins déplorable que celle de la Grèce. Mais cette dernière constitue la proie la plus facile au sein du troupeau des éclopés de l'après-crise. Les prédateurs restent à l'affût, toujours prêts à bondir au moindre signe de faiblesse d'un pays que ses partenaires laissent à l'écart et sans défense, excités par l'odeur du sang (selon le vocabulaire en vogue dans les salles de marché) Pour lire la suite...
11/02/2010 – Wall Street sous la neige... l'euro n'en profite guère !
La tendance haussière qui prévalait en début de journée en Europe a été contrariée par la publication à 14h30 du déficit du commerce extérieur des Etats-Unis. Ce dernier s'est fortement creusé au mois de novembre, à 40,2 milliards de dollars, contre 36,4 milliards en octobre -- soit une hausse de plus de 10% en un mois. Loin de plomber le dollar -- ce qui n'aurait étonné personne --, ces chiffres provoquaient au contraire un net affaiblissement de l'euro sous les 1,38 $ Pour lire la suite...
10/02/2010 – Un parallèle entre un krach obligataire et la crise des subprime
Nous savons tous que la Grèce va être sauvée des eaux. Ce n'était qu'une question de timing. Nous pensons que la BCE attendait juste que l'euro soit à un niveau approprié pour donner son feu vert à l'Allemagne, chargée du montage financier de l'opération. La BCE ne peut pas racheter directement de la dette grecque (comme la Fed qui accumule les créances douteuses de la Californie). En revanche, elle peut soutenir les banques qui vont acheter les prochaines émissions du Trésor proposées par Athènes ! Ce n'est qu'un petit tour de passe-passe qui ne trompe personne Pour lire la suite...
09/02/2010 – Grèce ou BCE... qui pèse le plus sur l'euro ?
La BCE n'a pas dit un mot pour dénoncer de nouvelles attaques spéculatives qui vont rendre la gestion de la crise très difficile pour les pays européens. La raison de ce silence ? La BCE n'est pas fâchée que l'euro retombe sous les 1,40 $ -- et de nouveau sous 1,3650 $ lundi soir après le trou d'air de vendredi. Elle fait ainsi d'une pierre trois coups. Cela améliore en effet la compétitivité de l'Europe (comprendre de pays exportateurs comme l'Allemagne, la Hollande, la France ou l'Italie)... cela restaure la possibilité de resserrer la politique monétaire sans être accusée d'étouffer la reprise... et cela donne une bonne leçon à la Grèce qui a intégré la Zone euro en falsifiant sa comptabilité publique (comme si la BCE et Bruxelles ne le savaient pas à l'époque !) Pour lire la suite...