
Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.
La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New-Delhi.
Agora compte aussi des maisons d'éditions se spécialisant dans la littérature classique et académique : Pickering & Chatto à Londres, et Les Belles Lettres à Paris.
Ses articles
16/03/2010 – La consommation US repart... la crise économique est-elle terminée pour autant ?
Qui pourrait blâmer les consommateurs d'être un peu plus disposés à dépenser de l'argent ? Les journaux nous disent que la Grande récession est terminée... et qu'on est dans une reprise. Le lumpenconsommateur pense probablement qu'il va bientôt trouver un emploi... et que le prix de sa maison grimpe. Mais sous la surface, on trouve des contre-tendances puissantes. Elles ont commencé en 2007. Elles ont bien entendu été mal interprétées par les grands économistes et décideurs : ils ont décrété qu'il s'agissait d'une "crise de liquidité". En fait, elles signalaient une crise de dette. Le secteur privé était bien trop endetté Pour lire la suite...
15/03/2010 – La croissance économique passe de l'Occident vers la Chine et l'Inde
Nous étions en route vers CNBC, pour une interview. Pour une raison mystérieuse, votre correspondant est une célébrité mineure dans le sous-continent indien. Le présentateur a annoncé au public que nous étions "un économiste occidental vénéré". "En Occident, la situation est très différente", avons-nous expliqué. "Les économies occidentales -- plus spécifiquement les économies anglo-saxonnes, et en particulier la Grande-Bretagne et les Etats-Unis -- se livrent à une fièvre acheteuse depuis de nombreuses années. Elle a atteint son apogée en 2005-2006 ; à présent, ces économies auront beaucoup de mal à se développer. Elles ne peuvent le faire en augmentant les dépenses et le crédit à la consommation. Pour commencer, les consommateurs ont déjà trop de choses. Ensuite, les consommateurs n'ont ni les revenus ni le nantissement pour justifier plus de dette. L'économie doit donc trouver un nouveau modèle pour avancer Pour lire la suite...
12/03/2010 – De l'Indien Tata au dollar américain
Nous avons rencontré un groupe de 12 analystes pour essayer de comprendre ce qui se passe en Inde d'une manière générale. Tata Motors était particulièrement sous les feux de la rampe... Notre équipe d'investissement, dans le bureau familial, l'a recommandé l'an dernier. La valeur a grimpé de 468% au cours des 12 derniers mois...On voit le nom Tata un peu partout, en Inde. Voitures (la société possède aussi Jaguar), cafés, hôtels, compagnies d'assurance, lignes aériennes, entreprises de chimie -- et ainsi de suite. Tata semble posséder le pays tout entier. A peu près tout semble être une filiale Tata Pour lire la suite...
11/03/2010 – Entre le rebond boursier et l'Inde, notre choix est fait
Au cours des 12 derniers mois, l'indice indien Sensex a grimpé de plus de 108%. Mais nous parions sur l'Inde à très long terme. Durant la récente crise financière, ce pari a semblé mal tourner. Les investisseurs étrangers ont retiré leur argent de l'Inde ainsi que des autres marchés émergents -- même si l'Inde n'était que très peu exposée à la crise bancaire elle-même. Qu'est-ce qui attend l'Inde ? Une croissance de 7% du PIB cette année... 9% l'an prochain. Le premier chiffre est d'actualité. Le second est une prévision. Mais il y a de bonnes raisons d'être haussier sur l'Inde pour le long terme Pour lire la suite...
10/03/2010 – Une crise étonnamment normale
"La France garde le cap au milieu des bouleversements économiques", titre un article dans l'International Herald Tribune. Garder le cap ? Forcément. Elle continue de subventionner, renflouer, protéger, cajoler et mettre le nez dans toutes les affaires de son économie -- exactement comme elle le faisait avant que la crise ne débute. Si elle ne l'avait pas fait, continue l'article, la France n'aurait peut-être pas été la première grande économie à se sortir de la récession mondiale. D'un autre côté, les Français ne se sont jamais beaucoup endettés... donc peut-être qu'ils n'étaient pas si exposés que ça à la crise de dette mondiale Pour lire la suite...
09/03/2010 – L'inflation, ses indications pour l'or... et ses contre-indications pour les obligations
Les Etats-Unis vont devoir emprunter 1 600 milliards de dollars supplémentaires cette année. Ils devront ensuite continuer à emprunter plus de 1 000 milliards annuels pendant des années. Il n'y a pas de surplus -- jamais -- dans quelque prévision budgétaire plausible que ce soit. Que feront les investisseurs obligataires de tout ça ? Que se passera-t-il s'ils voient l'inflation augmenter ? Et s'ils ne veulent plus prêter ? Et si les rendements du bon du Trésor US à 10 ans (qui grimpent lorsque les prix obligataires baissent) passent à 5%, voire plus de 15%, comme ils l'ont fait au début des années 80 Pour lire la suite...
08/03/2010 – Déficits : les Etats-Unis n'ont aucun moyen de sortir de la dette
En général, les prêteurs recherchent ce qu'ils appellent "la couverture" de la dette -- la dette comparée aux revenus. Si l'on prend les revenus US dans leur ensemble, on s'aperçoit que la dette fédérale américaine représente actuellement un peu plus de 80% du PIB. Mais ce chiffre augmente rapidement. Il dépassera les 100% dans deux ou trois ans seulement. Et alors ? Tant qu'on a un revenu suffisant pour couvrir tout ça, pas de quoi s'inquiéter, non ? D'accord, considérons les choses sous cet angle. Sauf que ce n'est guère brillant là non plus. L'impôt sur le revenu ne génère que 43% du budget. Les autorités obtiennent un peu plus grâce aux impôts sur les sociétés et autres... mais le déficit est énorme... représentant entre un tiers et la moitié de toutes les dépenses Pour lire la suite...
05/03/2010 – Retour sur Lehman Bros., la crise financière... et Louis XVI
John Edwards gagna le titre de "l'homme le plus stupide d'Amérique" quand la presse eut vent qu'il trompait sa femme et se lançait dans la course à la présidence en même temps. Mais en 2007-2008, Edwards avait encore plus de défis quotidiens. En janvier 2007, l'industrie financière estima la valeur de Lehman Bros. -- une compagnie qu'elle connaissait bien -- à 48 milliards de dollars. Le 15 septembre 2008, l'offre s'effondra à zéro. Alors vinrent de plus inquiétantes nouvelles : la compagnie d'assurance la plus importante du monde, AIG, faisait faillite. Martin Sullivan l'avait mise au tapis, disaient les analystes. Elle avait besoin d'un renflouement de 85 milliards de dollars Pour lire la suite...
05/03/2010 – Après la Grèce, le Royaume-Uni et la livre sterling victimes de la dette ?
Et voilà que la livre sterling dégringole. Elle est passée sous les 1,50 $ mardi. Au lieu de la considérer comme un refuge par rapport à l'euro, chahuté, les investisseurs fuient la devise britannique. Pourquoi ? Ils se disent que ce qui s'est produit en Grèce pourrait aussi arriver en Grande-Bretagne. Le déficit budgétaire britannique -- à 12% du PIB -- est à peu près équivalent à celui de la Grèce, deux fois supérieur à la moyenne européenne Pour lire la suite...
04/03/2010 – Utiliser l'inflation pour réduire la dette... et relancer la croissance ?
Les recettes fiscales du gouvernement fédéral US ont plongé au mois de février... et les prêts bancaires continuent de se contracter. La semaine dernière, ils ont diminué de 33 milliards de dollars -- c'est leur septième semaine consécutive de contraction. Comment une économie peut-elle se développer alors que les banques prêtent moins d'argent ? Nous n'en avons pas la moindre idée Pour lire la suite...