La Chronique Agora

 

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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 08 Février 2010
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*** Quand les énergies fossiles deviennent écolo... les investisseurs font leurs jeux ! (2)

*** Haussier, baissier... yin, yang

*** Une capitulation boursière moins spontanée qu'il n'y paraît

*** Chine/Etats-Unis : parlementer ou se battre ?

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Bonjour,

Quand les énergies fossiles deviennent écolo... les investisseurs font leurs jeux ! (2)

Ingrid Labuzan

Ingrid Labuzan

Suite et fin de notre analyse sur la nouvelle donne pour les énergies fossiles.

▪ Un éventail de pollution, mais peut-être une solution
Lorsque l'on me parle de réchauffement climatique, je pense immédiatement au CO2. Pourtant, il est loin d'être le seul en cause. En fait, seule la moitié du réchauffement causé par l'homme vient du CO2. Hydrofluorocarbones, noir de carbone (suie), méthane, mélange de nitrogène, voici les autres coupables.

Ces deux derniers éléments sont largement dégagés par le secteur de l'agriculture (les estomacs du bétail) et ne représentent pas moins de 10% du réchauffement causé par l'homme. Eh oui, il est difficile de trouver des thématiques d'investissement 100% éthiques ! Le noir de carbone (issu des moteurs par exemple), se mélange aux glaciers et accroît leur capacité à absorber la chaleur et donc à fondre. Il serait responsable de 12,5% à 25% du réchauffement. Enfin, les hydrofluorocarbones (gaz industriels) ont un potentiel pour réchauffer la planète 1 440 fois supérieur au CO2.

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Nos analystes avaient prédit la catastrophe des subprime... la crise de l'immobilier US... la hausse spectaculaire de l'or... le krach boursier de 2008... l'effondrement du système bancaire et financier...

A présent, il vous révèlent comment sortir gagnant de la crise :
découvrez vite leur stratégie anti-dépression...

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Les énergies principalement utilisées et en cause de toutes ces sources de réchauffement sont essentiellement le pétrole, le charbon et le gaz naturel. L'utilisation des énergies primaires est attendue en hausse de 55% entre 2005 et 2030. Et 83% de cette augmentation sera due aux énergies fossiles.

Et évidemment, ce sont les géants émergents, Chine et Inde en tête, qui tirent la demande : 74% de l'augmentation viendraient des émergents, dont 45% uniquement de ces deux pays ! Déjà, leurs émissions ont explosé ces dernières années. En Chine, uniquement au cours de la première moitié de cette décennie, les émissions de CO2 par personne ont presque doublé, pour atteindre 4,6 tonnes. En Inde, elles sont passées de 1,1 à 1,3 tonne.

Parmi les énergies fossiles, on pense souvent au pétrole, dont les cours sont suivis avec attention. Mais celle qui m'intéresse aujourd'hui, c'est le charbon. Selon certains experts, comme Bjørn Lomborg, la moitié de l'électricité mondiale provient du charbon. "Pour des pays émergents tels que la Chine ou l'Inde, cette source d'énergie représente 80% de l'énergie totale. Pourtant, brûler du fioul émettant du carbone est la seule façon pour des pays en voie de développement de se sortir de la pauvreté". Toutefois, il ne faut pas croire que les énergies fossiles soient l'apanage des seuls pays émergents. Prenez les Etats-Unis par exemple. Presque la moitié de son énergie provient encore du charbon.

Et puisque nous nous intéressons au thème des améliorations possibles en termes d'écologie, en réfléchissant d'abord aux énergies fossiles, c'est autour du charbon que j'ai cherché des initiatives prometteuses. Et j'en ai trouvé une : l'idée est de capturer les émissions de CO2 émises au sortir des cheminées d'usine par exemple pour éviter qu'elles ne s'envolent dans l'atmosphère, et de les stocker.

L'idée est audacieuse, un vrai défi, et un véritable pari sur l'avenir. Mais ce sont de telles idées, de tels défis que nous cherchons ici. Et puis, la société que j'ai choisie possède d'autres activités énergétiques qui se portent bien. Donc le risque est somme toute mesuré. Mais voyons cela de plus près.

▪ Stocker le CO2 : ce nouveau défi se concrétise car la solution existe
Capter et stocker le CO2 afin d'éviter qu'il ne s'élève dans l'atmosphère, voici une solution qui est de plus en plus sérieusement envisagée par les acteurs industriels majeurs, en particulier alors que les quotas et les taxes carbone se multiplient. Tenez, alors même que je suis en train d'écrire ces lignes, Total inaugure à Lacq, dans le sud-ouest de la France, la première chaîne européenne de captage, transport et stockage de CO2.

Ce projet expérimental représente un investissement de pas moins de 60 millions d'euros, et c'est un autre géant industriel français qui a l'a rendu possible grâce à sa technologie : Air Liquide. Il est vrai que cette solution est encore controversée. Mais face à la domination des énergies fossiles et à la hausse prévisible des émissions de CO2, le captage et stockage du CO2 apparaît de plus en plus comme une solution viable et fait l'objet d'investissements croissants.

En témoignent d'ailleurs les déclarations des experts gouvernementaux français. Selon eux, d'ici 2050, cette solution pourrait s'appliquer pour 7 000 installations industrielles et un tiers des émissions dans le monde. A Copenhague aussi, cette option a suscité un grand intérêt – malgré les critiques de certains qui estiment qu'elle n'est pas 100% verte. Pour ses défenseurs, elle aurait le potentiel, en 2050, de supprimer de 20% à 40% des émissions de CO2.
[NDLR : Ingrid Labuzan a aussi détecté pour ses lecteurs des opportunités plus que prometteuses dans le secteur des énergies fossiles : profitez-en à votre tour !]

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Haussier, baissier... yin, yang

Bill Bonner

Bill Bonner

▪ La semaine dernière, les investisseurs auraient sans doute préféré être ailleurs que sur les marchés. Le Dow Jones a pris une raclée. L'or a reculé à grands pas.

Nous ne sommes sûr de rien pour l'instant. Si demain est un mauvais jour -- comme ce sera probablement le cas -- il sera clair que la dernière étape du marché baissier est arrivé. Ce devrait être le plongeon final... où les actions devraient atteindre leur plus bas ultime.

Où se situe-t-il ? Nous n'en savons rien. Peut-être avec un Dow à 5 000. Ou peut-être plus bas. Quoi qu'il en soit, tous les grands marchés haussiers ont besoin d'un grand marché baissier. Les deux vont ensemble comme le yin et le yang, Laurel et Hardy, le gin et le tonic. Enlevez-en un, et l'autre n'a plus de sens.

Nous avons eu notre marché haussier. Il a emmené le Dow sous les 1 000 points à plus de 14 000 en l'espace de 26 ans. Nous avons également eu une bulle. Tout le monde s'est bien amusé pendant la fête.

A présent, il est temps de faire le ménage. Il est temps de voir un krach arriver... ainsi qu'un marché baissier pour les actions. C'est comme ça que ça marche. Désolé.

Si ce marché baissier doit corriger l'intégralité du marché haussier entamé en 1982, il doit faire revenir les prix aux niveaux qu'ils occupaient lorsque tout cela a commencé. A l'époque, on pouvait acheter le Dow (de mémoire) pour environ cinq fois les bénéfices. A présent (nous n'avons fait aucunes recherches... ce sont simplement les chiffres dont nous nous rappelons), il est à environ 30 fois les bénéfices. Si ces chiffres sont corrects, le plus bas final devrait se situer à environ un quart du niveau actuel... soit environ 2 500 points.

Il y a une autre manière d'envisager les choses : où serait aujourd'hui le Dow de 1982 si l'on tenait compte de l'inflation des prix à la consommation ? Nous ne connaissons pas non plus la réponse à cette question... mais nous partirons du principe qu'il serait à peu près à quatre fois ce qu'il était à l'époque -- soit environ 4 000 points.

Nous avons donc un canal... Nous savons à peu près où le marché pourrait aller... s'il s'agit bien du yang que nous attendons.

▪ Le krach de l'économie n'est pas trop mal non plus. Les spreads des credit default swaps se creusent. Les rendements obligataires grimpent... surtout en Europe.

Le secteur des services américains se comporte moins bien que prévu.

Oh... et écoutez ça :

"De plus en plus d'abandons de prêts hypothécaires", annonce le New York Times. Comme anticipé, les gens apprécient de plus en plus l'idée d'arnaquer leurs prêteurs hypothécaires. Pourquoi pas ? Des millions de maisons sont "sous l'eau" ; que la société de prêt s'en occupe !

Les prêts hypothécaires en souffrance ont grimpé à plus de 10%.

Le Baltic Dry Index chute aussi.

Et le Dr Cuivre est "en route vers la catastrophe", déclare un expert du cuivre.

Le cuivre, dit-on, est titulaire d'un doctorat d'économie. C'est un métal qu'on trouve dans les fils électriques, les réfrigérateurs, les bureaux, les automobiles, les téléphones portables -- à peu près tout. Lorsque le prix du cuivre baisse, ça signifie quelque chose. En général, ça signifie même que les affaires ralentissent.

Le cuivre a chuté de plus de 10% en 2010. Il chutera probablement plus encore. Les entreprises chinoises ont stocké le métal l'an dernier, faisant doubler son prix. A présent, elles en ont plus qu'assez.

Et si l'économie mondiale continue de ralentir -- c'est ce que le Baltic Dry Index est probablement en train de nous dire --, vous pouvez vous attendre à ce que le prix du cuivre s'effondre.

Restez à l'écoute.

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Une capitulation boursière moins spontanée qu'il n'y paraît

Philippe Béchade

Philippe Béchade

▪ La dégringolade de l'euro sous les 1,36 $ a fait souffler un vent de panique sur les places boursières mondiales vendredi dernier. Les indices asiatiques ont dévissé de 3,3% à Hong Kong et 4,3% à Taïwan. L'optimisme du milieu de la semaine est balayé par une réalité que les marchés s'obstinaient à nier depuis l'automne dernier : les mauvaises dettes du secteur bancaire ont été transférées vers le secteur public et les plans de soutien financés à coup de déficit budgétaire viennent encore alourdir la facture.
 
Les Etats ne pourront manifestement pas compter sur la croissance anticipée en 2010 pour accroître leurs recettes fiscales. La seule alternative consiste à mettre sur pied des plans d'austérité budgétaires qui risquent de faire replonger les économies occidentales dans la récession.

Si cette hypothèse se vérifiait, la bulle immobilière -- et celle du surinvestissement dans les capacités de production -- ne tarderait pas à éclater faute de débouchés commerciaux pour les produits made in China. L'Inde et le Brésil risquent également de faire les frais d'un brusque retrait des capitaux des pays émergents.
 
Mais le G7 qui se réunissait ce week-end n'avait aucun intérêt à laisser les turbulences sur les marchés des changes atteindre des proportions incontrôlables. Le Forum de Davos a mis en évidence la prise de conscience du problème des dettes souveraines ; les investisseurs intègrent le scénario d'un durcissement des politiques monétaires de part et d'autre de l'Atlantique.
 
Alors qu'ils étaient considérés comme "pas chers" jusqu'alors, les marchés d'actions accèdent début février au statut de placement à haut risque. La volatilité -- mesurée par le VIX, qui bondit de 21,5 vers 29 -- a atteint en 48 heures des niveaux inconnus depuis la correction de mi-juin/début juillet 2009. Elle est ensuite retombée vers 26 en clôture.
 
▪ Mais dans un contexte de déprime qui n'a épargné aucun des grands indices du Vieux Continent, le plongeon de 3,4% du CAC 40 semble totalement disproportionné. Cela d'autant que l'Eurotop 100 ne cédait que 1,9%, Francfort 1,8% et Londres 1,5%. La place de Paris terminait donc -- et de très loin -- en queue de peloton vendredi soir.
 
Cette cinquième semaine de l'année -- la quatrième de baisse consécutive -- s'est achevée de la pire des façons pour le CAC 40. Il a subi une perte hebdomadaire de 4,7%, alors que l'Eurotop 100 ne cédait que 4,25% dans l'intervalle. Moins de 10 valeurs françaises achevaient la semaine sur un score positif : Technicolor/Thomson gagnait 2,8%, Ipsos 2,3%, Mercialis et Téléperformance 1%... et strictement aucun gain ne concernait les composantes du CAC 40.
 
Les programmes de vente informatisés ont fait des ravages en fin de séance. Le CAC 40 s'avérait incapable de préserver le seuil technique des 3 610 points (les volumes sont passés de 3,5 à 6,7 milliards d'euros au cours de la seule dernière heure de cotation)... les machines ayant pris le pas sur le jugement humain.
 
Il n'y avait aucune raison fondamentale (comme ce fut le cas à Madrid la veille) pour que le CAC 40 perde deux fois plus au final que le DAX 30 ou le FTSE 100. Les vendeurs se sont déchaînés contre les valeurs financières avec -6% sur AXA, -5,5% sur BNP Paribas (-9,65% en hebdomadaire), -5,1% sur Crédit Agricole (-11,5% en hebdomadaire) et -5% sur Dexia (et -10,5%), -4,2% sur Société Générale (et -9%).
 
La meilleure illustration de l'aversion au risque nous est fournie par l'euro. Vendredi, la monnaie unique rechutait en fin de journée jusque sur 1,3585 $, au plus bas depuis le 19 mai 2009.

C'est en réalité le dollar qui fuse à la hausse. Les spéculateurs rachètent leurs positions vendeuses en catastrophe (inversion du carry trade) et liquident à tout-va les actifs achetés en contrepartie du billet vert... à commencer par le pétrole qui replongeait de 4%, vers les 70 $ le baril.

▪ Comparés au foyer d'inquiétude que constitue l'hyper-volatilité des devises, les chiffres de l'emploi américain, pourtant très attendus, n'ont pas suscité de réaction très mesurable.
 
Les destructions d'emplois du mois de janvier (au nombre de 20 000) s'expliquent en grande partie par de très mauvaises conditions climatiques, qui se sont généralisées à l'ensemble du pays et jusqu'à la Floride. Résultat : 75 000 emplois en moins dans le secteur de la construction, littéralement paralysé par les intempéries. L'industrie a créé 11 000 emplois, l'Etat en a détruit 8 000. Le nombre d'heures travaillées est resté pratiquement stable, à 33,3, avec des salaires en hausse de 0,3%.
 
Rien qui puisse justifier une capitulation du marché parisien avec 39 valeurs sur 40 en baisse au sein du CAC (95% des composantes du SBF 120 l'étaient également). Suez Environnement a été le seul titre à surnager avec un gain symbolique de 0,05%.

Mais les liquidités ainsi récupérées en Europe -- et à Paris en particulier -- ont probablement contribué à soutenir Wall Street en seconde partie de séance, après un trou d'air de -1,8% pendant l'heure du déjeuner.

Le Dow Jones préserve non seulement le palier psychologique des 10 000 points mais s'offre même le luxe d'une progression symbolique de 0,1% qui réduit la perte hebdomadaire à 0,55%.

Le Nasdaq 100 (+0,75%) aligne une quatrième séance de hausse sur une série de cinq. La semaine s'achève sur un gain de 0,3%. Le Nasdaq Composite s'effrite symétriquement de -0,3% -- de quoi aborder la seconde semaine du mois de février l'esprit serein... et du cash plein les poches !

▪ Nous n'avons pas l'habitude d'accorder beaucoup de crédit aux déclarations des politiciens lorsqu'ils ne s'improvisent donneurs de leçon aux marchés -- mais il faut parfois faire une exception.

Il faut reconnaître une certaine pertinence aux propos tenus vendredi par le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Zapatero. Il a dénoncé les sous-entendus et les attaques à peine voilées des analystes anglo-saxons qui mettent en doute la solidité de la monnaie unique européenne et n'ont cessé de jeter de l'huile sur le feu depuis l'épisode de l'effondrement de la dette grecque.

Comme nous l'expliquions vendredi, il est difficilement justifiable d'alimenter une psychose anti-euro en prétextant maintenant une paille (portugaise) dans l'oeil de la BCE... alors qu'une poutre (californienne) obstrue depuis deux ans celui de la Fed.

Bruits de couloir, rumeurs, infos en avant-première... et profits de pros !
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*1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute.
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Chine/Etats-Unis : parlementer ou se battre ?

Addison Wiggin

Addison Wiggin

▪ Nous écrivons la chronique d'aujourd'hui avec les fantômes de Smoot et Hawley qui rôdent dans nos bureaux. Et Winston Churchill qui nous chuchote qu'il vaut mieux parlementer que se battre.

Parlementer, c'est ce qu'ont fait les Etats-Unis et la Chine en fin de semaine dernière. Enfin, ils ont surtout tourné autour du pot, mais c'est quand même une façon de parlementer.

Il y a quelques jours, le président Obama a dit aux démocrates du Sénat US qu'il espérait pouvoir faire pression sur la Chine pour qu'elle se conforme aux accords commerciaux, sans préciser quels accords la Chine avait rompus, ni comment. Puis il a laissé entendre que la balance commerciale entre les Etats-Unis et la Chine devait être détraquée puisque que le yuan est surévalué par rapport au dollar, mais à aucun moment il n'a mentionné le nom de la Chine.

Croissance des crédits en Chine

"L'un des défis auxquels nous devons faire face au niveau international, ce sont les taux de change", a déclaré le président américain, "et la façon dont ils s'accordent, pour s'assurer que les prix de nos produits ne sont pas artificiellement gonflés, et que les prix des leurs ne sont pas artificiellement baissés".

▪ Jeudi dernier, la Chine a riposté, avec des coups tout aussi étincelants. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la valeur du yuan n'était pas la raison principale du surplus commercial avec les Etats-Unis, sans pour autant préciser quelle en était ladite raison principale. Il a seulement dit : "pour l'instant... le yuan est à un niveau raisonnable et il est équilibré".

En temps normal, nous aurions laissé tomber. Il y a un an, le futur secrétaire au Trésor US, Tim Geithner, a lâché le terme incendiaire de "manipulation de la devise" pendant son discours de confirmation au Sénat. Puis il est revenu sur ses propos. Et les étudiants chinois se sont moqués de lui. Vous vous souvenez tous de ça.

A l'époque, les partisans d'Obama étaient en pleine forme. Ils allaient sauver de la ruine des millions de propriétaires immobiliers. Ils pensaient avoir déjà réglé le problème du chômage. Et ils détenaient une super-majorité qui allait leur permettre de faire passer la réforme de l'assurance-maladie.

Les choses peuvent changer radicalement en un an. Aujourd'hui, l'électorat est ronchon. Il n'y a rien de mieux que de démarrer une bagarre avec vos plus gros créanciers pour énerver les électeurs. Ajoutez à ça les autres facteurs de tension -- surtout la vente d'équipements militaires américains à Taiwan -- et nous voilà en plus mauvaise posture qu'il y a un an.

Quel désordre. Mais qu'est-ce que c'est amusant !

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