
La Chine reprend la main à une semaine du G20
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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 11 Novembre 2008
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*** La Chine reprend la main à une semaine du G20
Les Chinois ne veulent pas être les principales victimes de la Première Crise mondiale
*** Baisse de taux à tour de bras : les banques centrales s'acharnent sur l'économie malade
Les charlatans de la stabilisation veulent empêcher la nature de faire son oeuvre
*** Les perspectives du secteur solaire ? (2)
Le secteur du solaire va être rudement secoué dans les prochains mois !
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Bonjour,
*** LA CHINE REPREND LA MAIN A UNE SEMAINE DU G20
** Beaucoup d'opérateurs font le pont en cette veille de 11 novembre... et pas forcément par choix délibéré. En ces temps de serrage de boulons budgétaires, tous les moyens sont bons pour alléger les charges salariales des entreprises du secteur financier, à commencer par la prise de jours de RTT imposés lorsque l'activité des marchés tourne au ralenti.
Les nostalgiques des cérémonies sous l'Arc de Triomphe qui commémorent l'armistice de 1918 seront frustrés cette année car il n'y aura pas de prise d'arme à grand spectacle avec remise de décorations aux anciens combattants par le président de la République : avec le décès du dernier poilu survivant en début d'année, il n'y a plus d'acteur de la Grande Guerre à honorer. Ceux qui ont combattu en 39-45, en Indochine ou en Algérie se contenteront désormais des cérémonies du 8 mai.
On parlera désormais moins des grandes guerres mondiales et de ses glorieux soldats mais la grande crise économique (la Première Crise Mondiale, telle que Bill Bonner la baptise) de 2007-2008. Ne constitue-t-elle pas une forme de Troisième Guerre mondiale, mais économique cette fois-ci ? Parmi les victimes, les pauvres de la planète se comptent par centaines de millions ; ils ne meurent pas écrasés par des tapis d'obus et de bombes comme à Verdun, Dresde ou dans la jungle du Viêtnam mais privés de nourriture, d'eau potable et de soins.
La Grande Crise jette également sur les routes -- et par centaines de milliers -- les plus vulnérables au sein des classes moyennes des pays développés. Ils sont même plusieurs millions de surendettés à s'être vus privés de cartes de crédit et de logement aux Etats-Unis et ceux-là ne survivent que grâce à la charité populaire.
Pour ceux qui ont perdu leur emploi -- ils sont plus de 500 000 dans ce cas rien que pour les mois de septembre et d'octobre 2008 --, les allocations chômage ne permettent de maintenir la tête hors de l'eau que trois mois. Juste de quoi tenir jusqu'à la prise de fonction de Barack Obama le 20 janvier prochain... mais la période des fêtes s'annonce morose.
** L'avenir semblait bien sombre vendredi dernier, quelques heures après la publication des statistiques du chômage américain. Les investisseurs redoutaient que le week-end n'apporte son lot hebdomadaire d'annonces de faillites bancaires et de profit warning, cassant ainsi le moral des investisseurs dès l'ouverture lundi matin.
Au lieu de cela, c'est un feu d'artifice de hausses qui se matérialise avec la divulgation d'un plan de relance économique massif par la Chine, de près de 600 milliards de dollars. La nouvelle a euphorisé les places asiatiques : Shanghai s'est envolé de 7,3%, Hong Kong de 3,5%, Bombay de 6,8% et Tokyo de 5,8%.
Il n'en fallait pas davantage pour que les places européennes prennent entre 3 et 3,5% dès les premières minutes de cotation. Les valeurs industrielles et tous les titres du secteur BTP ont rapidement affiché des gains entre 8 et 15%. Cela a permis au CAC 40 de se repositionner au-dessus des 3 600 points durant une bonne partie de la matinée d'hier.
C'est un bon début de semaine mais cela n'est pas encore décisif : il va falloir que le CAC 40 poursuive son effort au-delà des 3 675 puis des 3 690 points, mais cela ne peut se faire sans le soutien de Wall Street.
Les marchés américains ont chuté de 4% (au minimum) la semaine passée alors que les indices paneuropéens s'adjugeaient +0,5% (en moyenne). C'est une différence de performance rarissime qui appelle un important correctif. Même avec une progression supplémentaire de 2% qui propulserait le Dow Jones bien au-delà du seuil des 9 000 points et le Nasdaq non loin des 1 700 points ce lundi, les indices américains seront encore loin du compte.
** En matière de plan de relance, les Etats-Unis semblent déjà avoir perdu la main car la Chine a annoncé ce dimanche 9 novembre un projet d'investissement de plus de 450 milliards d'euros (environ 600 milliards de dollars). Il devrait prendre la forme de grands travaux (aéroports, chemins de fer, autoroutes, modernisation du réseau énergétique), mais aussi des mesures de politiques sociales, dont des logements à prix économique.
L'objectif de Pékin est de stimuler la demande intérieure afin d'amoindrir la dépendance du pays vis-à-vis de ses exportations. Le gouvernement chinois continue en outre de viser une croissance au-dessus des 7% en 2009... mais elle fait bien pâle figure en regard des 11 ou 12% du premier semestre de l'année olympique.
** En Europe, beaucoup d'espoirs reposent sur le succès du sommet de Washington du 15 novembre prochain. Les 27 pays européens se sont mis d'accord sur des mesures à adopter vendredi dernier et notamment une redéfinition du rôle du FMI, une régulation des agences de notation, un code de conduite pour éviter les prises de risque excessive dans la finance et une révision des normes comptables -- qui pourrait redonner un ballon d'oxygène aux banques sans pour autant restaurer l'opacité sur la valeur des actifs qui prévalait au début de l'année 2007.
Si la volonté de "faire quelque chose" est bien là, il apparaît difficile de concilier toutes les "bonnes volontés" (sans parler des mauvaises). Ce week-end, depuis São Paulo, où les pays du G20 avaient organisé une réunion préparatoire au sommet de Washington, les pays émergents ont clairement signifié qu'ils voulaient voir leur rôle s'accroître au sein des instances financières mondiales. S'ils ne sont pas entendus, il ne faudrait pas longtemps avant que les exigences du moment ne débouchent sur un chantage à la mise en échec.
De ce point de vue, l'Europe prétendument unie, n'a pas souvent donné le bon exemple. Ce serait un prodige si le président Sarkozy et Jean-Claude Junker parvenaient à le faire oublier.
La Chine, avec sa population plus nombreuse que l'Union européenne, les Etats-Unis et l'Amérique du Sud réunis, n'a pas à composer avec les égoïsmes particuliers : elle parle d'une seule voix et ne compte visiblement sur personne pour échapper à la dépression économique qui menace l'Occident.
Soixante ans auparavant, un seul pays avait les moyens d'adopter une telle attitude : les Etats-Unis !
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Depuis la mi-septembre, une poignée d'investisseurs a engrangé des gains de 67,76%, 67,05%, 71,88%, 43,33%, 71,21% et 49,02%... alors que les marchés se faisaient littéralement saigner à blanc.
Pour découvrir comment réagir face à la débâcle actuellent en profitant des baisses, continuez votre lecture... mais agissez dès maintenant : les marchés, eux, n'attendront pas.
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Bill Bonner, cofondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** BAISSE DE TAUX A TOUR DE BRAS : LES BANQUES CENTRALES S'ACHARNENT SUR L'ECONOMIE MALADE
** La première priorité, selon un article du New York Times, c'est de "stabiliser le patient".
* Qui pourrait dire le contraire ? Puisque aucune main ne se lève, je me dévoue.
* Dans le monde entier, les ambulances se précipitent sur le lieu de l'accident. Jeudi dernier, l'équipe de secours britannique est arrivée et elle a, de façon tout à fait inattendue, injecté une grosse dose d'adrénaline dans le marché. La Banque d'Angleterre a baissé son taux clé de 150 points de base – son geste le plus audacieux ces 27 dernières années.
* "Cette baisse démontre que la Banque d'Angleterre est très inquiète en ce qui concerne l'état de l'économie du Royaume-Uni," écrit notre collègue britannique Ben Traynor. Réunion après réunion, le grand pacificateur David Blanchflower a voté pour une baisse des taux. Plus que jamais cette année, il s'est fermement opposé à ses collègues du Comité de politique monétaire. Mais personne ne peut imaginer que, tandis que la situation se détériorait, les idées pacifiques de Blanchflower prenaient de plus en plus de poids. Il est désormais l'homme qu'il faut écouter.
* "Il n'y a aucune raison de croire que c'est la fin des baisses de taux. Il y a encore 300 points de base entre ce que nous avons maintenant et zéro. Si les choses deviennent aussi graves qu'elles l'ont été au Japon pendant la dernière décennie, il se pourrait que la plupart de ces munitions soient utilisées."
* "La livre sterling a beaucoup souffert dernièrement. Mais elle pourrait souffrir encore plus. Il est donc primordial de vous protéger."
* Pendant ce temps, sur le continent, la Banque centrale européenne s'est fait une injection dans l'autre bras, une transfusion de 50 points de base.
* Pour ne pas être en reste, les Suisses ont eux aussi baissé les taux de 50 points. L'Australie a baissé ses taux de 75 points de base la semaine dernière. Et la Corée a elle aussi annoncé une baisse de taux. Nous ne savons pas quelle quantité de fluides les Coréens ont en réserve... nous ne savons pas lire le coréen.
* Pendant ce temps, Nancy Pelosi, porte-parole de la Chambre des représentants, est sur le point de se jeter dans une nouvelle tentative héroïque de sauvetage. C'est de la Chambre des représentants que les autorisations de dépenses sont censées émaner (sans compter que la plus grosse autorisation de dépenses dont l'on se souvient – le plan de protection de Wall Street de 700 milliards de dollars – a pris sa source sordide au Sénat). Et Madame Pelosi, originaire de Baltimore dans le Maryland, où elle était connue comme "la fille du maire", a désormais la majorité démocrate à la Chambre des représentants... et au Sénat. Elle peut probablement faire passer n'importe quelle loi ou autorisation qui lui chante.
* Et ce que tout le monde veut maintenant, c'est "stabiliser" les marchés financiers afin que les investisseurs n'aient pas à aller en cure de désintoxication, en entraînant avec eux toute l'économie. L'idée c'est de laisser couler l'alcool à flots... et espérer que la fête reprendra.
* La stabilité entraîne l'instabilité, avait l'habitude de dire Hyman Minsky. Pourquoi ? Parce que quand les investisseurs sont sûrs que personne n'appellera la police, ils ont tendance à faire la fête avec encore plus d'entrain. Libres de toute menace de krach ou de correction, ils prennent plus de risques pour obtenir plus de gains.
* Nous avons lu un compte rendu d'un membre du comité local d'investissement du gouvernement, qui explique comment le comité a perdu son argent dans les hypothèques subprime. "La plupart des membres du comité n'avaient aucune idée de ce que contenait le paquet de la dette subprime", explique-t-il. Mais l'un des membres avait des contacts à Wall Street qui les ont convaincus qu'ils feraient mieux de prendre les rendements supplémentaires que promettaient ces instruments. Après tout, ils étaient cotés AAA par les agences et la probabilité qu'un problème se présente était si faible qu'elle ne valait pas la peine qu'on s'en inquiète. Ils se sont donc lancés et ont placé des millions de dollars de pensions municipales dans ces investissements monstrueux -- Wall Street a récupéré une bonne grosse commission sur cette transaction.
* En d'autres termes, ils ont fait une erreur. Bien entendu, comme l'explique Marc Aurèle, "la Nature n'a rien contre les erreurs". En réalité, elle accueille avec chaleur les failles qu'elles produisent. Les pertes ne sont qu'une façon d'apporter le changement. Les erreurs sont lavées par les corrections, elles laissent place à une nouvelle vie... et à de nouvelles erreurs. C'est ainsi que fonctionne le capitalisme.
* Mais aujourd'hui, les charlatans de la stabilisation veulent empêcher la nature de faire son oeuvre. Ils espèrent mettre fin au changement ; afin de fournir à ces misérables monstres suffisamment de sang pour les maintenir en vie -- pour toujours. Ils ne peuvent évidemment pas réussir totalement. Ils ne peuvent pas vaincre la nature... pas à long terme.
* Mais personne ne s'inquiète du long terme. "A long terme, nous serons tous morts", a dit Keynes. Ce qui inquiète les gens, ce sont les prochains mois. Ils ne veulent pas faire faillite dans les prochains mois... ou se lever et admettre qu'ils ont été idiots... ou abandonner leur maison sur la plage...
* Laissons la nature suivre son cours, voici notre conseil. Débrouillez-vous avec ça.
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Pétrole : pourquoi la baisse ne durera pas
L'ère de l'or noir bon marché est en train de s'achever. Elle fait disparaître plus de 150 ans de prospérité occidentale... et avec elle, la richesse de millions d'investisseurs...
Restez les bras croisés et perdez tout... ou agissez AUJOURD'HUI et engrangez des gains de deux, voire trois chiffres sur des valeurs parfaitement positionnées pour grimper en flèche alors que le chaos s'installe.
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*** La Chronique Agora présente ***
Isabelle Mouilleseaux vous parlait hier du plan écologie d'Obama, qui souhaite consacrer 150 milliards de dollars au secteur des énergies renouvelables. Plan qui dopera l'industrie éolienne et solaire en tête. Quelles sont les valeurs qui pourraient en bénéficier ?
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LES PERSPECTIVES DU SECTEUR SOLAIRE ? -- 2ème PARTIE
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Par Isabelle Mouilleseaux (*)
Un grand nombre d'entreprises devraient bénéficier du plan écologie d'Obama, étant donné la taille de l'enveloppe. En tout cas, peut-être...
En attendant, il semblerait que le marché ait déjà fait son choix, lui.
Il n'y a qu'à regarder les performances enregistrées depuis le point bas boursier atteint le 24 octobre, par SunPower et First Solar pour s'en convaincre : un rebond de respectivement 89% et 67%.
SunPower et First Solar, premiers bénéficiaires ?
First Solar est le plus gros fabricant et installateur de panneaux solaires des Etats-Unis. Son avantage compétitif ? Il consomme beaucoup moins de silicium que ses concurrents pour recouvrir les cellules solaires. Sa technologie est en effet assise sur des couches photo-actives très fines. Voilà qui réduit de façon significative le coût de production, le silicium étant extrêmement coûteux. Cerise sur le gâteau : le rendement dégagé est meilleur car la lumière est plus facilement transformée en électricité.
L'autre grand fabricant et installateur du secteur est SunPower. Ses panneaux sont parmi les plus efficaces avec un taux de transformation de l'énergie solaire en électricité de 22%.
La puissance de ces deux groupes ? Leur taille ! Ils sont suffisamment grands pour répondre aux appels d'offre des états et peuvent ainsi remporter des contrats avec les distributeurs d'électricité. Vous allez comprendre pourquoi dans un instant...
Où en est le marché du solaire ?
Au début, personne ne croyait vraiment à cette technologie qui disait vouloir transformer le soleil en électricité à partir de panneaux photovoltaïques. Notamment à cause des coûts de production prohibitifs.
Mais on a fini par leur trouver des avantages : pas de coûts de transport (puisque les panneaux sont sur nos toits !), longue durée de vie, possibilité de stocker les kilowatt/heure, pas d'émission de CO2. Et puis surtout, on peut aussi revendre l'électricité produite au réseau national. A un tarif plus qu'intéressant !
Mais ne rêvons pas trop tout de même. Ces énergies seront difficiles à rentabiliser. Surtout avec un baril de brut à 60 $ ! Et leur poids reste pour l'instant encore très marginal. Mais les choses vont dans le bon sens...
Le secteur du solaire va être rudement secoué dans les prochains mois !
Nous sommes en effet à l'aube d'une vague de surproduction de panneaux solaires. Et nous allons devoir l'affronter. Ce qui fait dire aux experts que le prix des cellules photovoltaïques devrait baisser de 15% en 2009. Inutile de vous dire que les marges des équipementiers solaires vont en prendre un coup.
Lorsque l'offre est supérieure à la demande, les prix baissent !
Nous risquons fort d'assister à une sanglante guerre des prix. Car la surproduction arrive au pire moment : en pleine crise économique, alors même que le consommateur réduit ses investissements et sa consommation...
Attendez-vous à ce que certains mettent la clé sous la porte
L'industrie du solaire va sans doute être confrontée à une vague de faillites. Sur les 200 acteurs du marché (qui pèse plus de 30 milliards de dollars), certains n'hésitent pas à dire que 80% des acteurs vont disparaître ! Pour le coup, ce chiffre me semble très exagéré. Mais retenez-en deux enseignements : il va y avoir de la casse ; il va donc falloir être extrêmement sélectif dans vos investissements.
Car n'oubliez pas que les cycles de purge sont souvent suivis de cycles d'expansion. Ceux qui auront résistés à la tourmente en sortiront renforcés et seront les grands bénéficiaires.
Méfiez-vous des producteurs de silicium
Comme vous le savez, le secteur du solaire était jusqu'ici victime du manque de silicium pur, ce qui a propulsé le prix de cette matière à des niveaux hallucinants. Or vous le savez, les matières fonctionnent selon des cycles.
Face à la demande exacerbée et au manque de silicium, des investissements énormes ont été réalisés pour produire du silicium. Et plus de 4 milliards de dollars devraient encore être investis sur la période 2008-2010, selon Merrill Lynch, afin de doubler la production de silicium. On devrait ainsi atteindre les 140 000 tonnes.
Cette production massive de silicium arrive en phase de surproduction de panneaux solaires... et de crise économique. Voilà qui devrait diviser le prix du silicium par deux, voire plus encore.
Méfiez-vous donc des producteurs de silicium.
Les Etats enfoncent le clou !
Prenons l'Espagne, très en avance dans le photovoltaïque. Et bien l'Etat espagnol vient d'annoncer qu'il allait baisser ses tarifs de rachat d'électricité photovoltaïque. Je vous rappelle que si vous avez des panneaux sur votre toit, vous avez intérêt à vendre votre énergie au réseau national qui vous le rachètera.
Même son de cloche en Allemagne, autre géant du secteur.
En France, EDF rachète toujours votre électricité solaire au prix préférentiel de 0,31 euro le kWh. Pour mémoire, EDF vend au particulier l'électricité à 0,10 euro le kWh ! Une aubaine...
La conclusion ? Soyez très sélectif dans vos investissements cette année
Le marché mondial du solaire reste très porteur dans les années à venir. On s'attend à un taux de croissance de 30%, une fois la purge passée.
Pour l'instant, évitez les producteurs de silicium. Sélectionnez les producteurs de panneaux dont les coûts de production sont les plus faibles et le taux de transformation de l'énergie solaire en électricité les plus élevés. Ce sont eux qui profiteront en premier de la "manne" d'Obama.
Privilégiez surtout les groupes de tailles importantes. Les petits producteurs de panneaux qui s'adressent surtout aux particuliers et PME seront les plus touchés par la crise de surproduction. Les gros acteurs seront tirés par les grands distributeurs d'électricité qui ont les moyens d'investir dans l'avenir et qui vont passer de très gros contrats de panneaux solaires.
Une fois la crise de surproduction passée, il sera alors de nouveau intéressant de revenir sur l'indice SOLEX, l'indice des valeurs solaires. Il comprend les dix plus grandes valeurs internationales impliquées dans le domaine de l'énergie solaire.
Mais pour l'instant, privilégiez un stock picking au réglage fin. Etant donné les valorisations actuelles, il y a sans aucun doute de très belles opportunités à saisir.
(*) Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché des matières premières.
L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.
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