La Chronique Agora

 
Pour savoir où investir, il faut comprendre celui qui fait les marchés (2)

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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 19 Décembre 2007
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*** La BCE s'était juste trompée d'un petit... 93%
Ben Bernanke a ses hélicoptères, J.C. Trichet, lui, passe à la pelleteuse !

*** Nouvelle mode dans le secteur pétrolier
Une tendance à suivre... tant qu'elle est encore d'avant-garde

*** L'Effet Chine
L'Empire du Milieu pèse sur les ressources mondiales

*** Pour savoir où investir, il faut comprendre celui qui fait les marchés (2)
Le Deus ex machina des marchés ne serait autre qu'un conglomérat de comportements humains..

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Quand l'incertitude règne sur les blue chips...
Investissez dans les "valeurs oubliées" !

Il existe un moyen simple et direct d'investir en toute confiance dans des valeurs SOLIDES aux cours abordables, souvent ignorées par la plupart des investisseurs... mais qui pourraient vous rapporter des gains de 74%... 53,8%... 35,14%... 43,17%... 60%... et bien d'autres encore...

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Bonjour,

*** LA BCE S'ETAIT JUSTE TROMPEE D'UN PETIT... 93%

** Ben Bernanke s'était rendu célèbre quelques années auparavant (en 2001) en évoquant le largage de dollars par hélicoptères en cas de nécessité -- il faut dire que les Etats-Unis possèdent des machines à double rotor capables de transporter un autobus. Alors imaginez la masse de billets de 100 $ que l'on pourrait y enfourner !

J.C. Trichet n'a ni barbe poivre et sel ni sens de la formule. Mais il semblerait que le patron de la BCE ait empoigné le levier d'une grosse pelleteuse pour déverser par dizaines de milliers des liasses de 100 000 euros dans n'importe quel fourgon bancaire venant se garer devant les agences de la banque centrale, avec l'ordre de n'en repartir que chargé à bloc.

En effet, la BCE avait organisé une sorte de journée "portes ouvertes" où il suffisait à n'importe quel établissement de crédit de la zone euro de présenter un document authentique -- liste d'actifs offerts en garantie -- pour obtenir sans limitation toute somme jugée nécessaire afin d'assurer le cours normal de ses activités.

La BCE avait estimé les besoins courants à 180 milliards d'euros, un montant un peu plus élevé que la moyenne, mais qui n'a rien de très exceptionnel s'agissant d'une opération de prêt à court terme, -- les échanges interbancaires sont quotidiennement bien plus considérables. Cependant, en faisant ses comptes en milieu de matinée, elle reconnaissait avoir alloué pas moins de 348,6 milliards d'euros (93% de plus que prévu !) à un taux de 4,21% jugé franchement "cadeau". C'est de saison, puisque Noël sera célébré dans une toute petite semaine !

** L'effet d'annonce avait redonné un coup de fouet à des indices boursiers bien moroses en début de matinée. L'euphorie est vite retombée, cependant, comme si les marchés devenaient victimes d'un phénomène d'accoutumance aux bonnes nouvelles ou se mettaient à rechercher les causes de tant de générosité de la part des banques centrales.

Les places européennes alignent donc une seconde séance de repli consécutif -- 0,1% pour le CAC 40 et 0,22% pour l'Eurotop 100 -- pour un repli global de 4% en l'espace de quatre séances. Avouez que cette dernière semaine précédant la trêve des confiseurs reflète de moins en moins le schéma classique du rally de fin d'année que beaucoup d'opérateurs nous promettaient.

Le CAC 40 éprouve beaucoup de difficultés à échapper à l'attraction des 5 500 points. Après un premier test tôt dans la matinée, l'indice était parvenu à se hisser vers 5 580 points (1,2%) peu avant l'ouverture de Wall Street. Mais au final, revoici les vedettes de la cote en territoire négatif (0,1%) tandis que le SBF 80 continue de dévisser : 0,8% lundi, 4,9% en cinq séances et 7%, depuis le 1er janvier.

La cause de cette évolution pour le moins contrariante était à rechercher du côté de Wall Street, où les principaux indices s'étaient retournés à la baisse -- 0,5% au bout de deux heures de cotations --  après une entame de séance positive (0,7%), conformément aux attentes.

Dans un premier temps, les investisseurs américains s'étaient presque réjouis d'une baisse de 3,7% -- inférieure aux prévisions -- des mises en chantiers de logements neufs (1,19 million d'unités en novembre) tandis que les permis de construire ont baissé de 1,5% à 1,15 million d'unités (plus bas niveau depuis 14 ans).

** La banque d'affaires Goldman Sachs avait agréablement surpris les analystes en annonçant en pré-ouverture une hausse de 14% de son produit net bancaire ainsi qu'un résultat record de 11,6 milliards de dollars pour l'exercice 2007 (clos le 30 novembre dernier). Mais le titre a dérapé de 5% après une hausse initiale de 1%.

Dans le détail des chiffres communiqués mardi, les analystes ont détecté une plus-value exceptionnelle de quatre milliards de dollars, liée à des opérations spéculatives sur les dérivés de crédit. Goldman Sachs n'a fait que parier à la baisse sur des lignes de créances subprime, ce qui a permis de neutraliser une partie des pertes encourues sur cette activité (et quid de la consolidation des véhicules hors bilan ?).

Wall Street doute que cela suffise à compenser l'effet des dépréciations d'actifs qui ne manqueront pas d'être effectués au premier trimestre de l'exercice 2008.

Les gérants de portefeuilles sauront-ils mettre entre parenthèses leurs inquiétudes du moment pour se lancer enfin dans les traditionnelles opérations cosmétiques d'habillage de bilans de fin d'année ?

Pour l'heure, ils ne se montrent guère déterminés à tirer les cours à trois jours de la fameuse séance des "Quatre Sorcières". Et pourquoi se précipiteraient-ils alors que le Nasdaq 100 affiche une très honorable performance de 15% tandis que le Dow Jones engrange environ 6% malgré la chute de 50% de Citigroup ou de J.P. Morgan ?

Philippe Béchade,
Paris

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*** NOUVELLE MODE DANS LE SECTEUR PETROLIER

** "L'exploitation sous-marine" est la mode la plus sexy du moment dans le monde de l'extraction pétrolière. Selon les chiffres présentés par l'Agence internationale de l'énergie, les méthodes "non-traditionnelles" joueront un rôle important dans le remplacement de la production de pétrole actuelle. Et beaucoup de ces méthodes non-traditionnelles vont se faire à plus de 300 mètres sous la surface de l'océan.

- Les réserves de pétrole mondiales connues diminuent inexorablement. La plupart des principales régions du monde productrices de pétrole sont ou seront bientôt au stade de "chute irréversible". Les productions conventionnelles ou "terrestres" sont en chute, ce qui signifie que la production non-conventionnelle va en fait devenir de plus en plus... eh bien... conventionnelle.

- De nouvelles méthodes et technologies pour récupérer le pétrole sont actuellement mises en application et montrent un grand potentiel. D'autres sources d'hydrocarbures, comme, par exemple, les sables bitumineux d'Alberta ou les huiles lourdes du Venezuela arrivent également sur le marché, mais en quantité marginale, au mieux, en termes de demande mondiale quotidienne. Enfin, il y a la perspective de nouvelles découvertes dans les zones frontières comme l'Arctique. Puis il y a le large... le grand large.

** Jetons un œil à l'avenir de la production offshore, particulièrement dans les zones d'"eaux profondes". La recherche et le développement du pétrole offshore tels que nous les connaissons et les comprenons aujourd'hui datent des années 1940. A l'époque, les entreprises de forage utilisaient la même technique que sur terre, mais appliquée à l'environnement marin. Les puits en eaux profondes, c'est-à-dire à plus de 450 mètres, sont un phénomène très récent. Au début des années 1990, il n'existait quasiment pas de puits à plus de 300 mètres sous l'eau, pas même parmi les projets à grande échelle entrepris dans le Golfe du Mexique ou la Mer du Nord. La profondeur de 300 mètres était alors considérée comme une frontière technologique.

- Au cours des 15 dernières années, les eaux profondes sont passées du statut de frontière technologique à celui de composant stratégique important dans l'industrie pétrolière mondiale. Mais les régions d'eaux profondes et d'eaux très profondes dans le monde sont encore inexplorées et possèdent un potentiel énorme. Les sites les plus importants sont situés dans le Golfe du Mexique, les régions Arctiques, au large de l'Afrique de l'Ouest, de l'Afrique du Nord et de l'Amérique du Sud, au Sud de la Mer de Chine et à la limite de l'Océan Indien.

- De fait, les eaux profondes sont à l'origine d'une augmentation importante des activités offshore, avec au moins 20 milliards de dollars de budget investi dans des projets prévus entre 2006 et 2010. Tandis que de nombreux efforts sont placés dans les nouveaux sites en eaux profondes souvent très loin au large, les champs existants, plus proches, nécessitent encore un important capital d'investissement pour augmenter la production par de nouveaux forages, par la réexploitation d'anciens puits ou de puits abandonnés, et enfin par l'installation et la mise en place de nouvelles formes de production.

- Du point de vue de l'exploration, les champs en eaux profondes semblent moins nombreux, mais en termes de découverte et d'exploitation, ils sont extrêmement productifs. Par exemple, dans les forages en eaux profondes du Golfe du Mexique, les turbidites produisent pas moins de 20 000 barils de pétrole par jour. Ce sont donc des cibles-clé pour les foreurs, et le rendement potentiel requiert un investissement de taille.

- Mais le développement des puits en eaux profondes ne s'arrête pas aux énormes navires de forage qui font des trous au fond de l'océan. Le forage n'est que le début de l'opération longue et coûteuse qu'est le système de production sous-marin. Cette activité comprend également l'extraction du pétrole et du gaz des formations rocheuses enfouies, ainsi que les problèmes de maintien de pression et de gestion des produits indésirables que sont le sable et l'eau sursalée qui accompagnent le pétrole et le gaz lors de leur sortie.

- Prenez le régime de haute pression et de températures élevées auquel sont soumis les puits profonds en général, et transposez-le à des centaines de mètres de profondeur sous l'océan. Les problèmes sont d'une toute autre ampleur, bien plus considérable. D'autant qu'après avoir géré les problèmes de "production", un autre problème se présente : il faut ramener le pétrole et le gaz sur la terre ferme. Vous pouvez soit les ramener à la surface et les transporter à terre, soit les pomper par un pipeline jusque sur le coin de terre le plus proche. Les méthodes traditionnellement utilisées nécessitaient des plateformes gigantesques ancrées dans le sol marin. Mais dans un environnement d'eaux profondes, c'est absolument impossible. Il va donc falloir se préparer à étendre la franchise sous-marine. Ce qui veut dire que, tout ce qui se passera à l'avenir se passera au fond de l'eau, très profond, et très au large.

- Tandis que la production conventionnelle de pétrole continue de chuter, l'investissement en dollars dans la production offshore va donc aller en s'amplifiant, surtout pour les projets en eaux profondes.

- Suivez la mode... tant qu'elle est encore avant-gardiste.

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, aux US

*** L'EFFET CHINE

** Chaque jour est un jour nouveau. Chaque jour est une nouvelle bataille. Et chaque jour apparaissent de nouvelles sottises.

* La lutte la plus fascinante du jour est celle qui oppose les forces de l'inflation à celles de la déflation. Enfin, c'est en première page des journaux. Le International Herald Tribune nous en parle ainsi :

* "L'économie mondiale confrontée à la double menace de la récession et de l'inflation".

* Hier, durant un entretien télévisé, on nous a demandé ce que nous prévoyions pour le dollar US.

* "Pas grand'chose, avons-nous répondu. "Il est presque impossible d'avoir une bonne visibilité de court terme sur le dollar", avons-nous expliqué. "C'est parce qu'il se trouve dans le no man's land entre les forces opposées de l'inflation et de la déflation. D'un côté, la hausse des prix signifie la chute du dollar. De l'autre, la baisse des prix signifie que le dollar grimpe. Nous sommes assez certain que le billet vert va se faire réduire en morceaux... mais nous ne savons pas quel côté l'emportera".

* Les prix des actifs -- les actions et les maisons -- vont probablement baisser dans l'année qui vient. Lorsqu'ils baissent, les gens détenant ces actifs se sentent un peu plus pauvres. Naturellement, ils sont moins pressés de se séparer des dollars qui leur restent. Ils réduisent donc leurs dépenses. Et bientôt, on a un ralentissement économique... et peut-être même un ralentissement à la japonaise, avec une chute des prix à la consommation ainsi qu'une chute des prix des actifs. C'est une situation déflationniste classique, dans laquelle les dollars deviennent plus précieux.

* Mais il se passe d'autres choses encore. Toutes les banques centrales de la planète sont déterminées à empêcher la chute des prix. Elles se donnent toutes la main pour s'assurer que les prix continuent de grimper -- en baissant les taux d'intérêt, et en rendant le crédit plus facilement disponible. Ben Bernanke déclare qu'il larguera de l'argent par hélicoptère si nécessaire pour que le liquide continue de circuler. En fin de compte, tout ce cash et ce crédit supplémentaires finiront par avoir un effet... mais peut-être pas tout de suite.

** Et une autre chose fait grimper les prix -- l'Effet Chine.

* Voici un extrait d'un article que nous avons reçu hier, décrivant l'effet remarquable de la Chine sur les prix des matières premières dans le monde, en particulier la nourriture :

* "Le revenu per capita en Chine représente moins d'un dixième de celui des Etats-Unis, tandis que leur émission de gaz à effet de serre est moins d'un cinquième [des USA]. Mais si 1,3 milliard de Chinois se mettaient à consommer au même niveau que les Américains, il faudrait plusieurs planètes Terre." L'effet quantifié de la Chine sur les ressources mondiales :

* "La Chine est :

- Le plus grand consommateur au monde de charbon, de céréales, d'engrais, de téléphones portables, de réfrigérateurs et de télévisions.

- Le principal importateur de minerai de fer, d'acier, de cuivre, d'étain, de zinc, d'aluminium et de nickel.

- Le principal producteur de charbon, d'acier, de ciment et de dix métaux différents.

- L'importateur numéro un de bois illégalement abattu.

- Le troisième plus gros producteur de voitures après le Japon et les Etats-Unis ; le pays pourrait passer au premier rang d'ici 2015. D'ici 2020, on pourrait trouver 130 millions de voitures sur ses routes, contre 33 millions actuellement".

* Miam, miam, miam -- les Chinois avalent les ressources mondiales, faisant peser une immense pression à la hausse sur les prix.

* "Mais attendez", demanda notre interlocuteur, "s'il est vrai que les Américains sont champions du monde de la consommation... et s'il est vrai que la Chine importe une grande quantité de ses matières premières dans le but de fabriquer des choses pour les Américains... la demande chinoise ne va-t-elle pas baisser avec la consommation US ? Et les prix des matières ne vont-ils pas s'écraser, plutôt que grimper en flèche ?"

* "Oui... probablement... peut-être" -- c'est tout ce que nous avons trouvé à dire. Nous sommes navré d'être aussi indécis... mais nous sommes définitivement, certainement, absolument pas sûr de quoi que ce soit. Selon toutes probabilités, un effondrement de la demande des Etats-Unis mènera à une baisse des prix des matières premières... Selon toutes probabilités, cet effondrement ne sera que temporaire. La demande intérieure asiatique finira par compenser le manque provenant des Etats-Unis.

* Mais pourquoi prétendre voir aussi loin ? Regardons le court terme. L'an prochain, nous nous attendons à une récession aux Etats-Unis... un marché baissier sur les actions... et un déclin continu pour l'immobilier. Lehman Brothers attend plus d'un million de saisies l'an prochain... soit trois fois plus qu'en 2007. Cela signifie une chose très simple : plus de gens avec moins d'argent en poche. Moins d'argent -- faut-il vous le rappeler ? -- c'est de la déflation.

* Mais en quelle quantité... et pendant combien de temps ? Ca, nous aimerions bien le savoir...

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*** La Chronique Agora présente ***

Après nous avoir expliqué hier l'importance de la psychologie sur les marchés, Raphaël Garaud analyse aujourd'hui le "facteur humain" dans les mois qui viennent... et les tendances qui s'en dégagent.

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POUR SAVOIR OU INVESTIR, IL FAUT COMPRENDRE CELUI QUI FAIT LES MARCHES -- 2ème PARTIE
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La peur du petit opérateur à l'effet boule de neige des subprimes
Il est courant de parler de "nervosité", de "tension accrue" sur les marchés ; le CAC 40 (ou tout autre indice) sert alors d'instrument pour la mesurer. Et quand on veut faire retomber la pression, on fait appel aux docteurs ès économie et finance qui diffuseront les solutions-potions adéquates.

Prenons un exemple très récent : pourquoi la crise des subprimes a-t-elle causé tant de dégâts ? Parce que les opérateurs ont tout à coup pris conscience des risques qu'il y avait à posséder des titres de créance sans avoir vérifié la solvabilité des débiteurs. Peur panique, ventes massives, "contraction des liquidités", chute des valeurs financières, chute des marchés immobiliers, et crainte de contagion à l'économie américaine entière. L'effet boule de neige est peut-être exagéré, mais le comportement de l'opérateur qui doit prendre une décision n'a rien d'irrationnel.

A l'opposé, quand une grande maison de courtage donne des informations rassurantes, relayées par quelques analystes ou "gourou", les opérateurs reviennent peu à peu à l'achat. Quand le gouvernement américain daigne enfin se pencher sur le problème des subprimes, la moindre solution tangible redonne de l'espoir, et c'est l'euphorie des intervenants !

Rien n'a changé fondamentalement, sinon que l'optimisme chasse les mauvaises pensées ; à moins que les marchés aussi veuillent fêter Noël !

Un peu de psychologie des intervenants pour anticiper les tendances
Le moral des opérateurs est déterminant en Bourse. Il faut leur donner de bonnes nouvelles à se mettre sous la dent, de bonnes perspectives, de l'espoir pour que la Bourse affiche une tendance haussière. Sinon, les cours broient du noir...

De même, lors de grandes opérations financières, c'est ce même état d'esprit des investisseurs, -- optimistes ou non, confiants ou pas, plus ou moins conditionnés par la publicité -- qui en détermine le succès. Les greffes financières et commerciales sont largement pratiquées ; mais comme dans la vie courante, il y a parfois des rejets...

Une fois que l'on a bien compris tous ces principes, on peut essayer d'en tirer parti. Il faut se demander comment ces hommes vont réagir dans les mois et les années qui viennent pour savoir comment se positionner aujourd'hui et tirer profit de leurs comportements.

Sur quels secteurs vont-ils vouloir aller ? Vont-ils vouloir prendre des risques, ou pas ? Quel sera leur état d'esprit en 2008 ? Vont-ils préférer des valeurs "refuges" ou bien vont-ils jouer le tout pour le tout ? Pour ma part, je pense que 2008 risque d'être une année difficile et complexe et que les opérateurs vont vouloir "assurer" leurs performances, donc chercher des secteurs sûrs.

Trouver les secteurs indispensables à nos sociétés
Pour moi, ce sont les secteurs des Energies et de la Santé qui tireront leur épingle du jeu. En cas de croissance ralentie, il faut se tourner sur les besoins fondamentaux de l'être humain. Nous aurons toujours besoin d'énergies et de soins médicaux -- surtout avec nos sociétés vieillissantes. En plus, avec la Chine et l'Inde, ce sont les besoins fondamentaux de plusieurs millions d'êtres humains qui devront être satisfaits. Je mets donc à l'honneur énergie et santé en 2008.

Nous allons continuer d'avancer avec prudence, cherchant à percer l'état d'esprit des opérateurs pour ne pas faire de faux pas. Sans prendre de grands risques, nous achèterons des titres solides, négligés par la Bourse, et dont l'avenir paraît prometteur. Arrivera bien le temps où les marchés les rechercheront pour leur bon... comportement !

Meilleures salutations,

Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora

(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances - La Lettre du Patrimoine. Ce service d'information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d'accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs... Vos Finances - La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu'il s'agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus.

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