
Latin, crédit et baisse de taux
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La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 13 Décembre 2007
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*** Eloge du sarcophage de liquidités sur un Tchernobyl financier
Et pourquoi il faudrait mettre de nouvelles règles en place à la FIFA...
*** Latin, crédit et baisse de taux
On dirait que le vieux capitalisme est de retour
*** Jusqu'où ira le marché du café ? (1)
Quand speculoos, speculus et spéculations gravitent autour du marc de café...
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Bonjour,
*** ELOGE DU SARCOPHAGE DE LIQUIDITES SUR UN TCHERNOBYL FINANCIER
** La Fed -- et à sa suite les principales banques centrales occidentales -- et les établissements de crédit américains viennent de s'entendre pour modifier radicalement les règles du capitalisme : nous entrons de plain- pied dans l'ère merveilleuse de l'économie à irresponsabilité financière illimitée.
Il suffit désormais de se fourrer dans un pétrin monstrueux et de perdre suffisamment d'argent -- au risque de faire faillite -- pour se présenter aux guichets de la Fed avec un document prouvant l'étendue du passif lié à l'effondrement des marchés dérivés de crédit. Vous obtiendrez alors un montant de liquidités permettant le respect des ratios de sécurité (fonds propres) exigés par les autorités de tutelle : SEC, Trésor, commission bancaire.
Il faut vraiment appartenir à la vieille école pour estimer que la mise en place de mesures aussi extraordinaires -- voire impensables pour un emprunteur lambda --, au lendemain d'un troisième abaissement des taux directeurs (escompte et prises en pension) et d'un gel des prêts à géométrie variable de type subprime, obéit à la nécessité d'éviter une catastrophe systémique comparable à 1929, mais à la dimension d'une économie globalisée.
Certes, la Fed va procéder par adjudications. Les lignes de crédit vont être mises aux enchères (leur coût sera donc variable) et les demandeurs devront apporter des actifs en garantie. Mais qu'est-ce qui interdit de gager des créances dont la valeur reste purement théorique en l'absence de prix marché, les transactions étant gelées depuis mi-août ?
Et même si les liquidités offertes sont un peu plus chères -- mettons 50 points de plus -- que le taux plancher officiel (4,25%), cela vaut mieux que de se refinancer par augmentation de capital à 7,5% (MBIA, Washington Mutual), à 9% (UBS) ou 11,2% (Citigroup) auprès de richissimes investisseurs privés. La Fed espère que ce ballon d'oxygène aboutira à la décrue des primes exigées par les établissements bancaires pour se prêter, entre eux, de l'argent à court terme. Pour du plus long terme, c'est encore trop tôt pour y songer...
** A propos de ballon, nous ne voulons pas être en reste d'inventivité : nous proposons une modification temporaire des règles applicables aux joueurs de foot de l'équipe américaine qui serait appelée à disputer des championnats internationaux.
En nous inspirant des différentes initiatives de la Fed et de la Maison-Blanche, nous invitons la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) à abolir la règle du hors-jeu pour les joueurs américains dès l'entame du match.
En cas d'inefficacité de cette mesure, il faudra également autoriser les milieux de terrain américains à porter le ballon à la main jusqu'au point de penalty ; si cela ne marche toujours pas, les défenseurs seront habilités à plaquer au sol le gardien adverse tandis que les ailiers et les attaquants pourront tenter de pénétrer (façon mêlée ouverte) avec le ballon dans le but.
Et si cela ne donne aucun résultat, il sera imposé à leurs adversaires de ne se déplacer qu'à genoux -- les mains attachées dans le dos avec les lacets de leurs propres chaussures -- dès que l'arbitre aura sifflé le coup d'envoi de la deuxième mi-temps.
En cas de match nul au bout du temps réglementaire, une prolongation de deux fois quinze minutes leur sera accordée tandis que les joueurs d'en face seront progressivement renvoyés au vestiaire à un intervalle de trois minutes, par ordre de date de naissance décroissant.
Vous nous rétorquerez que tout cela tue le suspens et qu'à ce rythme, les stades risquent d'être rapidement désertés. Mais songez d'abord aux enjeux : vous ne voudriez tout de même pas que les footballeurs américains soient lâchés par leur fédération et doivent se reconvertir dans la poterie ou le macramé !
Qui a dit : "ça vaudrait mieux" ?
Voilà qui n'est pas très charitable ! Vous préfèreriez peut-être que la Fed fasse preuve de la même intransigeance que la BCE : pas question d'emprunter plus qu'on ne peut rembourser, pas question de venir pleurer pour obtenir de l'argent lorsque des années d'excès et de dérives tournent au désastre.
En un mot, pas question de subventionner les erreurs des brasseurs d'argent !
Et pourtant, J.C. Trichet se voit contraint de coopérer avec Ben Bernanke et d'offrir des lignes de crédit sous forme de swaps pour neutraliser le risque de change.
En d'autres termes, les Etats-Unis auront financé une croissance de 4,5% à crédit durant des années tandis que les vertueux Européens se contentaient d'une hausse de PIB poussive. Le comble, c'est que notre propre banque centrale accepte aujourd'hui de participer à l'injection de liquidités à bas prix -- pour éviter au système de s'effondrer !
Et tout le monde participe joyeusement à la construction du sarcophage devant confiner le Tchernobyl financier de la crise des dérivés de crédit.
** Les marchés ont littéralement exulté vers 15h00. Le CAC 40 a pris 80 points en deux minutes et 100 points en un quart d'heure... presque un record pour un mouvement intra-day. Lorsque la Fed a dévoilé les mesures que nous venons de décrire, chacun semble oublier que rien de tout ceci ne se serait produit sans l'explosion du réacteur nucléaire du subprime qui a diffusé dans l'atmosphère de l'ensemble de la planète un nuage radioactif transformant les CDO, ABS, CDS en dérivés financiers toxiques, voir mortels pour ceux qui en ont abusé !
Après tout, le nettoyage des créances contaminées est un vaste champ d'expérimentation riche de promesses et plein d'heureuses surprises !
Paris a terminé cette séance -- tout à fait hors normes -- sur une hausse assez anodine de 0,32%, le CAC 40 ne parvenant pas à se repositionner au-dessus des 5 750 points. En Allemagne, le DAX a retracé (à 0,25% près) son plus haut absolu et a inscrit une clôture à 8 076 points, au-delà de son ex-record historique du 12 mars 2000.
La volatilité a pratiquement battu un record annuel à Paris puisque le CAC 40 a matérialisé un écart de 3% en valeur absolue entre 5 625 points (plancher de la matinée) et 5 795 points (zénith inscrit vers 15h15). Mais de façon assez surprenante, il ne s'est échangé que six milliards d’euros sur les 40 vedettes de la cote, ce qui reste particulièrement faible compte tenu de l'amplitude des variations observées en ce mercredi. Le SBF 120 n'a grappillé que 0,25% car les valeurs moyennes du SBF 80 ont clôturé en repli symétrique de 0,25%.
La déception qui a suivi la baisse de seulement 25 points de base des taux de la Fed mardi soir s'est soudain évaporée (tout s'explique, tout s'éclaire !). Et l'euphorie succède à la déprime : à mi-séance : le Dow Jones a repris 100 points (0,7%) et le Nasdaq 1,25%.
Au passage, nous trouvons assez étrange que la Fed ait encouragé un brutal décrochage de Wall Street mardi soir alors qu'une divulgation des mesures présentées ce mercredi aurait neutralisé la volatilité des indices américains : était-ce l'effet recherché ? Au profit de qui ?
** Dans un tel climat boursier, la flambée de 2,7% des prix à l'importation du mois de novembre (la menace inflationniste reste bien présente : l'indice fait un bond de 11,4% sur un an, battant un record vieux de 25 ans) passe totalement inaperçue, ainsi que la contraction des stocks de pétrole brut et de fioul domestique. Le baril s'envole de 3,3% à 93 $.
Mais qui se soucie d'une poussée de l'inflation aux Etats-Unis ? Certainement pas les cambistes qui se remettent à arbitrer massivement le yen au profit de l'euro (2% en une semaine) --et, dans une moindre mesure, au profit du dollar, qui grimpe au-delà de 112,3 face à la devise nippone. Le mécanisme pervers du carry trade repart de plus belle et Wall Street peut se remettre à espérer de nouveaux records d'ici le 21 décembre prochain !
Philippe Béchade,
Paris
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Avez-vous l'une de ces bombes à retardement financières dans VOTRE portefeuille ?
De véritables bombes sont désormais enclenchées sur les marchés... et elles pourraient causer des dégâts spectaculaires pour des centaines de milliers d'investisseurs.
Sauf que vous n'êtes pas obligé d'en souffrir avec tout le monde...
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, en Australie
*** LATIN, CREDIT ET BAISSE DE TAUX
** La Fed a baissé ses taux. Cette baisse était universellement attendue. Le mois dernier, les prix de l'immobilier ont chuté de 1,5% aux Etats-Unis. Le mois prochain, ils chuteront sans doute plus encore. Cela choque bon nombre de propriétaires immobiliers. Ils pensaient qu'acheter un foyer était une chose sûre ; ils pensaient qu'ils ne pouvaient pas se tromper... mais même ceux qui n'ont pas emprunté la voie risquée des prêts hypothécaires ont été réveillés sans ménagement. Leur maison vaut moins qu'ils ne le pensaient -- et c'est de plus en plus fréquent.
* Hélas, le marché financier est bien moins magnanime qu'il l'était il y a quelques années de ça. A présent, les propriétaires marginaux subissent la pression de la hausse des prix et de la hausse de leurs mensualités. Les investisseurs marginaux, quant à eux -- même ceux qui ont des milliards à jeter par la fenêtre --, subissent la pression de la chute des actifs.
* Le mot "crédit" vient du latin credere, qui signifie "croire". Les investisseurs -- à la base ou au sommet -- sont de Vrais Croyants. Ils croyaient au Nouveau Zoo-capitalisme -- dans lequel tout est toujours sous contrôle... et où les fauves sont tous sous les barreaux. Ils pensaient que le boom du crédit ne prendrait jamais fin... que les prix des maisons grimperaient toujours... que l'ingénierie financière pourrait transformer des prêts douteux en crédits triple AAA... et que les gérants du zoo s'assureraient que les animaux ont toujours assez à manger.
* A présent, il semblerait que le vieux capitalisme -- aux griffes aussi affûtées que ses crocs -- soit de retour.
* Et voilà un commentaire intéressant... intéressant parce qu'on dirait quelque chose que nous aurions pu écrire :
* Ramachandra Bhagavatula, directeur exécutif d'un hedge fund new-yorkais, écrit :
* "Ce qui se passe, c'est que la valeur nette des ménages ne grimpe pas par bonds -- en fait, elle baisse sans doute -- [ce qui signifie que] les gens doivent en fait commencer à épargner à partir de leur revenu actuel. Cela a des effets négatifs sur la croissance des dépenses. Je pense que les cinq prochaines années, pour l'économie US, ressembleront de bien des manières à celle du Japon après 1990. La grosse [croissance] qu'on a eue dans des classes d'actifs variées -- financées par l'emprunt grâce à des taux extraordinairement bas -- va prendre fin. Lorsqu'on observe le paysage économique, les cours des actions sont trop hauts, les prix des maisons sont trop hauts, et lorsqu'on met toutes les pièces ensemble, la taille de l'ajustement nécessaire semble raisonnablement conséquente. Combien d'années faudra-t-il ? Qui sait ? Cela ne signifie pas nécessairement que nous vivrons cinq années de récession -- cela pourrait durer trois ou quatre trimestres seulement".
** "La Fed a terminé l'année avec trois baisses de taux dont je parlais déjà en mai", déclare le spécialiste en devises Chuck Butler. "Je disais également que la Fed continuera à baisser les taux en 2008, jusqu'à ce qu'ils atteignent 3-3,25%. Cela fait encore 100 points de base, chers amis... est-ce que vous pensez vraiment que les étrangers se bousculeront aux portes des Etats-Unis pour des actifs à 3% de rendement ? Ooooh... ça me donne des frissons rien que d'y penser !"
* "Je disais également en début de semaine qu'on pourrait voir la Fed changer son utilisation du terme 'croissance équilibrée'. Ils ne sont pas allés aussi loin, mais ils ont quand même dit que 'la croissance économique ralentit, reflétant l'intensification de la correction immobilière ainsi qu'un ralentissement des dépenses des entreprises et des consommateurs. De plus, les tensions ont augmenté sur les marchés financiers ces dernières semaines'."
* "Hmmm... on ne dirait pas que la croissance soit à l'équilibre avec le risque/inflation, si ? Alors pourquoi n'ont-ils pas fait de déclaration plus objective ? Parce qu'ils savent que cela pourrait 'effrayer' les investisseurs étrangers. Lorsque les investisseurs étrangers sont effrayés, ils n'achètent pas les actifs américains, et lorsqu'ils n'achètent pas les actifs américains, la balance courante n'est pas financée, et lorsque la balance courante n'est pas financée... le dollar s'affaiblit !"
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L'AUTRE METAL PRECIEUX
L'or c'est très bien... mais cet autre métal, souvent ignoré, pourrait grimper de manière encore plus fulgurante que son prestigieux cousin : comment profiter de cette hausse -- sans pour autant manquer celle de l'or ?
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*** La Chronique Agora présente ***
Un petit espresso bien serré, ça vous dit ? Ca pourrait vous faire du bien à plus d'un titre, comme nous l'explique Isabelle Mouilleseaux ci-dessous...
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JUSQU'Où IRA LE MARCHE DU CAFE ? -- 1ère PARTIE
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Le moka ? Un vrai plaisir...
Je déguste à l'instant où je vous écris un divin moka d'Ethiopie. Son parfum est très doux, fruité, presque fleuri même, avec quelques touches chocolatées. Et dire que ce petit nectar que je savoure pousse à 2 000 m d'altitude. J'essaye d'imaginer l'ambiance là-bas... et jusqu'à son arrivée dans ma tasse !
Le marché du café s'est retourné
En mars dernier, j'écrivais que le marché du café sortait de sa torpeur. A l'époque, le cours du café arabica était revenu à 111 cents la livre ; j'expliquais que le marché (alors en baisse) était en train de se retourner et qu'il y avait une carte à jouer.
Mon conseil était le suivant : "première résistance à franchir : les 125 cents qui, si elle était dépassée, nous permettrait de viser à moyen terme les 137 cents. L'objectif à très long terme restant 318 cents".
La réalité ? Le café s'est effectivement retourné à la hausse et a atteint plus de 140 cents courant octobre. Une hausse de +26% depuis mars.
Le café, l'un des plus gros marchés du monde
Le café est la seconde marchandise la plus échangée dans le monde après le... pétrole. On boirait 12 000 tasses de café à la seconde dans le monde !
A l'origine, cette plante vient d'Ethiopie (province de Kaffa) et a gagné rapidement l'Arabie (où on le nomme K'hawah). Aujourd'hui il est produit surtout dans les pays de l'hémisphère sud. Dix pays font 79% de la récolte. Quatre d'entre eux font 60% de la production : le Brésil, suivi par le Vietnam, la Colombie et l'Indonésie.
En ce qui me concerne, plutôt arabica que robusta
Le robusta qui nous vient du Zaïre contient beaucoup de caféine. Les fermiers l'aiment bien car il est robuste en cas de choc climatique et résiste bien à la sécheresse. Il peut être cultivé à moindre altitude. Le Vietnam et l'Indonésie en produisent beaucoup.
L'arabica, considéré comme meilleur, représente 60% de la production de café. Il nous vient des hauts plateaux d'Amérique Latine (Brésil, Colombie...), d'Afrique de l'Est, d'Inde et de Papouasie Nouvelle-Guinée.
Traditionnellement, l'arabica est utilisé pour les produits plus chers, le robusta est utilisé plutôt dans des mélanges (comme remplisseur) ou pour des produits à prix plus bas (cafés instantanés).
Après des années de vaches maigres, le bout du tunnel ?
En 1998 le cours du café arabica touchait un point haut à 300 cents la livre. Trois ans plus tard, l'arrivée fracassante du Vietnam sur le marché et la croissance des cultures brésiliennes ont conduit à une surproduction massive qui entraîna le café dans une crise dramatique. Chômage, faillite, le marché est ravagé et les cours s'effondrent à 50 cents la livre en 2001. Une catastrophe...
Il faudra attendre 2004 pour voir le marché sortir de la crise -- qui aura au moins eu un avantage : le prix du café était tellement bas que cela a dopé fortement la demande. Une nouvelle demande est née, a pris goût au café et s'y est habituée. C'est grâce à elle que le café sort aujourd'hui de l'ornière.
Incontestablement, la demande de café s'envole
Car la demande n'est pas seulement en hausse dans les grands pays industrialisés comme aux Etats-Unis ou en Europe (notamment en Allemagne, gros consommateur de café). Elle explose depuis peu aussi en Asie. Et ça, c'est nouveau ! C'est à tel point que l'Indonésie, pourtant quatrième plus grand producteur mondial de café, a importé cette année 80 000 tonnes de café étant donné sa production en baisse ! Et elle prévoit d'ores et déjà d'en importer 120 000 tonnes l'an prochain !
L'offre essaie de suivre le rythme
Face à cette envolée de la demande, l'offre suit le rythme ! Depuis plusieurs années, la production mondiale annuelle dépasse les 100 millions de sacs (un sac = 60 kg) soit six à sept millions de tonnes. Et cette production ne cesse d'augmenter (en hausse de 20% entre 1997 et 2005 grâce à l'utilisation de techniques plus sophistiquées, engrais, pesticides...).
Mais voilà : à force d'artifices, le Vietnam atteint le rendement record de 10 tonnes à l'hectare contre 2,5 tonnes en Indonésie par exemple. Revers de la médaille : la qualité du robusta a très fortement baissé ; et les acheteurs rejetteraient les sacs à leur arrivée en Europe tant la qualité serait mauvaise ! Le Vietnam est allé trop vite, trop loin...
Et voilà que la météo s'en mêle
Autre constat : le niveau des stocks mondiaux de café est en baisse, atteignant à peine 10% de la production mondiale. C'est peu...
Et voilà que La Niòa fait son grand retour ! Car le marché du blé n'a pas le monopole des caprices de Dame Météo. Assailli de toutes parts par la sécheresse, son cours s'est envolé cet été de 4 $ à 10 $ le boisseau ! Le café va-t-il suivre la tendance du blé ? Une chose est certaine, la sécheresse menace le Brésil...
Et où va le marché du café aujourd'hui ? Nous verrons cela dès demain...
Meilleures salutations,
Isabelle Mouilleseaux
Pour la Chronique Agora
(*) Isabelle Mouilleseaux et toute son équipe vous communiquent quotidiennement les dernières nouvelles du marché des matières premières, et vous expliquent comment profiter de ce qui promet d'être le plus grand boom du 21ème siècle... Pour profiter de leurs conseils, rien de plus simple : il suffit de vous inscrire à L'Edito Matières Premières. Cliquez simplement ici, laissez-vous guider... et n'oubliez pas : c'est entièrement GRATUIT !
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