La Chronique Agora

 
De l'aversion au risque et de la maitrise de soi (1)

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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 05 Décembre 2007
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*** Votez Gourbangouly Berdymoukhamedov plutôt que Chavez !
C'est en tout cas ce que semblent penser l'industrie du pétrole et de hautes autorités politiques

*** Deux chocs
Et les banques centrales se retrouvent en bien mauvaise position

*** Il faut que ca aille mieux, c'est un ordre !
Qui a dit que les gouvernements sont inutiles ?

*** De l'aversion au risque et de la maitrise de soi (1)
De l'art de garder son calme en pleine tempête...

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L'AUTRE METAL PRECIEUX
L'or c'est très bien... mais cet autre métal, souvent ignoré, pourrait grimper de manière encore plus fulgurante que son prestigieux cousin : comment profiter de cette hausse -- sans pour autant manquer celle de l'or ?

La réponse est ici...

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Bonjour,

*** VOTEZ GOURBANGOULY BERDYMOUKHAMEDOV PLUTOT QUE CHAVEZ !

** Les compagnies pétrolières occidentales, le Kremlin de Vladimir Poutine, les plus hautes autorités chinoises ont clairement fait leur choix. Ils se détournent ostensiblement d'Hugo Chavez -- malgré ses inclinations socialo-collectivistes et révolutionnaires -- et plébiscitent Gourbangouly Berdymoukhamedov, qui s'était fait connaître comme ministre de la Santé de son pays. Le 14 février dernier, il a accédé à la présidence du Turkménistan.

Il succède à l'ex-président "à vie" -- Saparmourad Niazov, décédé le 21 décembre 2006 -- au terme d'une élection qu'il a remporté avec 89,2% des suffrages. De quoi faire enrager Hugo Chavez qui rêvait d'un statut de président rééligible sans limitation de mandat, et qui vient de perdre bêtement un référendum devant lui conférer les pleins pouvoirs -- dont celui de museler les médias en cas de besoin -- pour quelques dixièmes de pourcentage (49,5/50,5).

Gourbangouly Berdymoukhamedov n'a pas besoin de soumettre une telle proposition au peuple : selon le palmarès 2006 de la liberté de la presse réalisé par Reporters sans frontières, le Turkménistan se classe au 167e rang sur 168 pays, ce qui en fait le pire état dans le monde après la Corée du Nord et juste derrière la Birmanie, 166e. Le droit d'exercer la profession de journaliste indépendant y est tout simplement inexistant, comme durant les plus belles des années de plomb de l'ère Mao ou de l'ère Brejnev...

Mais le Turkménistan a du pétrole, beaucoup de pétrole. Et les compagnies pétrolières occidentales se sentent comme des poissons dans l'eau lorsqu'il s'agit de parler affaires avec des interlocuteurs aussi épris de libertés individuelles (et respectueux des droits de l'homme) que la junte birmane, le maréchal-président au Soudan, ou encore le dictateur d'une ex-république d'URSS ayant remis au goût du jour l'ancien système politique soviétique.

Quelque part, Chavez reste un démocrate, c'est ce qui vient de lui coûter le plus gros revers politique de sa carrière. Et il fait le contraire de ce qui assure un tout nouveau rayonnement au Turkménistan. Il nationalise les ressources pétrolières -- au nom du peuple naturellement -- alors que les dignes héritiers du communisme stalinien mentionnés dans le chapitre précédent privatisent à tout va, au nom de la prospérité du pays. Tout cela avec l'approbation tout aussi enthousiaste de China National Petroleum Corporation, CNOOC et Sinopec, les trois plus puissants trusts énergétiques chinois à qui il arrive encore de revendiquer l'héritage de Mao. Et n'oublions pas Total...

Les pourparlers avec Gourbangouly Berdymoukhamedov expliquent en grande partie le fait que Total -- mis à l'amende par le fisc vénézuélien et interdit de prospection de nouveaux gisements depuis 2006 par décret d'Hugo Chavez -- ait réussi à figurer parmi les trois seuls titres à clôturer dans le vert à Paris, aux côtés d'Air Liquide et Véolia !

** Le CAC 40 et le SBF 120 ont reculé de 1,5% en moyenne, alignant une seconde séance de repli consécutive. Paris rechute ainsi de 2,2% en 48 heures, ce qui efface la moitié des gains engrangés au cours des quatre dernières séances du mois de novembre. Après la vague de chaleur causée par l'anticipation d'une nouvelle détente de taux orchestrée par la Fed, c'est un sérieux coup de froid qui s'abat sur les places boursières -- un peu à l'image des chutes de neige accompagnées de vent et de verglas qui paralysent l'Amérique du Nord de la côte ouest à la côte est, au-delà du 40e parallèle.

Cette entame du mois de décembre s'avère d'ores et déjà comme l'une des plus médiocres depuis l'an 2000. Alors que Wall Street menace de reproduire le scénario observé la veille, les indices américains calquent avec quelques heures de décalage leur évolution sur ceux de l'Euro Stoxx 50 pour terminer non loin des plus bas du jour, avec un Nasdaq 100 en repli de 1%.

Les inquiétudes au sujet de la croissance refont surface, alors que le président de la Fed de Boston a déclaré qu'elle se situerait bien en dessous des ses niveaux historiques lors des deux prochains trimestres. Une prédiction étayée par le recul de 2% à 3% des dépenses de consommation des ménages -- selon les rapports émanant de divers canaux de distribution -- au cours des six jours qui ont suivi le week-end de Thanksgiving.

** Nous soupçonnions fortement que le succès du Black Friday découlait de rabais massifs et de l'extension des heures d'ouverture des grandes enseignes présentes dans les principaux centres commerciaux. La fièvre acheteuse est nettement retombée fin novembre, et le chiffre d'affaires cumulé des dix dernières journées est pratiquement équivalent à celui de l'an passé : il ne marque aucune progression notable chez Home Depot, JC Penney ou Sears.

La vague d'intempéries qui a traversé les Etats-Unis de part en part depuis dimanche pourrait donner un coup de fouet -- une fois les routes redevenues praticables -- à la consommation, notamment aux secteurs du textile et des jeux vidéo.

L'automobile, l'immobilier, le transport aérien risquent en revanche de souffrir, non pas du climat, mais de la raréfaction du crédit facile puis des mesures d'économies (billets d'avion, voitures de fonction) prises par les firmes mises en difficulté par la crise du subprime, au premier rang desquelles on trouve les valeurs bancaires.

** Cette journée de mardi a été marquée par une série d'études négatives concernant le secteur : Morgan Stanley a initié le suivi de certaines banques britanniques avec une recommandation sous-pondérée. J.P. Morgan, quant à lui, abaisse ses estimations de bénéfices pour 2008 sur ses quatre principales rivales cotées à Wall Street (Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch puis Morgan Stanley mentionné ci-dessus).

En Allemagne, c'est Deutsche Bank qui y va de ses commentaires alarmistes : le sauvetage d'IKB n'est pas encore assuré... Et Richard Bove, analyste chez Punk Ziegel, indique avoir dégradé à vendre sa recommandation sur les titres Bear Stearns, Goldman Sachs et Lehman Brothers. Il abaisse en parallèle ses prévisions sur Merrill Lynch et Morgan Stanley.

L'intermédiaire dit vouloir faire son mea culpa après avoir relevé sa recommandation sur certaines de ces firmes de courtage au cours des dernières semaines : "Je crois aujourd'hui que mon optimisme était prématuré [...] et les marchés sont à nouveau redevenus très vilains : le mois de novembre a sans doute été l'un des pires de l'histoire du secteur."

Le catalogue de mesures présentées lundi par Henry Paulson a été bien accueilli sur le coup, mais les analystes se sont très rapidement interrogés sur le coût induit par le gel des mensualités dans le cadre des prêts à taux révisable ainsi que sur la faisabilité, puisque les banques devront obtenir l'aval des hedge funds, des trésoriers d'entreprises et des assureurs qui ont acheté des packages de dérivés de crédit structurés.

Comment déterminer ce que contiennent exactement ces "paquets" ? Comment identifier les lignes d'emprunts à haut risque ? Comment estimer les pertes potentielles en cas de sinistre avéré ? Sans oublier que la moitié des encours sont détenus par des mains étrangères et que nombre de souscripteurs souhaitent également se désengager temporairement ou définitivement du dollar !

Une tentation d'autant plus forte que la Maison-Blanche propose de venir en aide aux banques, aux organismes parapublics et aux collectivités locales par le biais d'un aménagement de la fiscalité, c'est-à-dire via des réductions d'impôts qui vont accroître un peu plus fortement les déficits publics.

Les recettes fiscales vont en effet chuter au cours des trois ou quatre prochains trimestres par le simple jeu du ralentissement économique que les divers membres de la Fed -- qui se sont exprimés successivement depuis une semaine -- nous prédisent.

** Et pendant ce temps-là, en Europe, les taux Euribor se tendent dangereusement et actent un relèvement de 50 points du taux directeur de la BCE au cours des trois prochains moins. Nous nous souvenons que le krach d'octobre 1987 fut causé par la mise en œuvre de politiques monétaires divergentes de part et d'autre de l'Atlantique. Et à l'époque, la Bundesbank avait affolé les marchés (de taux et des changes) en poursuivant sa lutte inflexible contre l'inflation tandis que les Etats-Unis tentaient (déjà !) de combler leur déficit commercial en sacrifiant le dollar.

La seule chose que les Etats-Unis ne sauraient sacrifier, ce sont leurs approvisionnements en pétrole. Le problème, c'est que la Chine affiche les mêmes préoccupations mais n'est fâchée ni avec Gourbangouly Berdymoukhamedov, ni avec Hugo Chavez, ni avec l'Iran, ni avec Rangoon et pas davantage avec Khartoum !

Philippe Béchade,
Paris

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Adrian Ash vous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** DEUX CHOCS

** "L'économie a été frappée par deux chocs", annonçait mardi dernier Andrew Sentance, décideur à la Bank of England, dans un discours.

- Il parlait plus spécialement de l'économie britannique, mais ces deux chocs ont également été ressentis comme une grande claque par les grands pontes de l'économie dans les pays développés.

- Les deux horribles chocs en question sont "les turbulences des marchés financiers, et une sévère augmentation du pétrole et des matières premières".

- "[Ils] opèrent dans des directions opposées en termes d'impact sur l'inflation", constate Andrew Sentance. "Juger de la politique monétaire appropriée ne sera pas chose facile".

- Mais a-t-on besoin de juger de la réponse la plus appropriée quand on dispose d'une presse à billet ?

** L'augmentation de la masse monétaire européenne a atteint en octobre un taux record pour les 28 dernières années, a annoncé la Banque Centrale Européenne (BCE).

- La masse monétaire M3 -- "que la BCE utilise comme jauge pour anticiper l'inflation", comme le note Bloomberg -- a augmenté de 12,3% par rapport au mois d'octobre de l'année dernière, l'augmentation la plus rapide depuis juillet 1979. Mais cette inflation monétaire risque d'augmenter encore plus vite si les chiffres de novembre sortent tard en décembre.

- Rien que la semaine dernière, la BCE a promis de renflouer les marchés monétaires avec 30 milliers de milliards d'euros supplémentaires (44, 27 milliers de milliards de dollars) en fonds à court terme, "un autre indice indiquant que la crise du crédit est loin d'être terminée", comme le rapporte Sean O'Grady pour The Independent à Londres.

- Mercredi dernier, la BCE a effectué son plus gros prêt sur trois mois depuis avril 2001. Ces prêts à court terme sont censés diminuer la pression à la hausse subie par les taux d'intérêts de l'économie de marché, qui ont sérieusement augmenté au cours de la récente crise du crédit.

- Résoudre les tensions dans les marchés financiers ne représente qu'une moitié de la tâche de la Banque centrale. Elle doit également faire face à une autre responsabilité : défendre la "stabilité des prix". En d'autres termes, l'inflation ne doit pas pouvoir dépasser certaines limites, décidées autour d'un café dans la grande salle de conférence où les politiciens et les pontes de la Banque centrale taillent leurs bavettes quotidiennes.

- Le seuil d'inflation, actuellement, est fixé à 2% en Europe et au Royaume-Uni. Mardi dernier, cependant, le Bureau des statistiques allemand a annoncé que l'inflation des prix des produits de consommation -- dans la troisième plus grande économie mondiale -- allait augmenter de 3,0% en novembre ; la plus grande augmentation depuis février 1994.

- "Un sentiment d'inflation imminente influence actuellement les consommateurs allemands", prévient le cabinet de consultants GfK, hautement reconnu. "Les facteurs positifs évidents, tels que l'amélioration durable du marché du travail et l'augmentation des salaires, semblent insuffisants pour empêcher l'évaporation de l'optimisme".

- "Un ancrage solide face aux prédictions d'inflation est d'autant plus important dans une période de turbulences associée à cette correction du marché", comme l'a dit lundi dernier Jean-Claude Trichet, président de la BCE.

- Cela explique pourquoi les dirigeants de banques centrales du monde entier se sont tous arrachés les cheveux. Soit vous renflouez les marchés monétaires avec un flot de liquidités... soit vous mettez un couvercle sur l'inflation.

- Vous ne pouvez pas faire les deux, l'histoire l'a prouvé. Et la plupart du temps -- surtout quand vous êtes coincé entre un terrible resserrement du crédit d'un côté et un choc pétrolier carrément haineux de l'autre -- il semble que vous ne puissiez faire ni l'un ni l'autre.

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** IL FAUT QUE CA AILLE MIEUX, C'EST UN ORDRE !

** Eh bien, Henry Paulson a parlé, cette semaine. Il a déclaré que les Américains pouvaient s'attendre à de l'aide très prochainement, concernant le problème des prêts subprime.

* N'est-ce pas magnifique, la manière dont les gouvernements peuvent améliorer les choses par simple décret ? Par édit ! En votant une loi ! Vous avez des problèmes de contrats ? Bah, nous allons les changer. Vous ne pouvez pas payer vos factures ? On ne va quand même pas laisser la Constitution nous barrer le chemin... nous en changerons les termes... ou nous imposerons un moratoire sur le droit de collecter les sommes dues. En deux coups de cuiller à pot, c'est réglé. Vous avez dépensé trop d'argent ? Vous êtes un peu fauché ? Ne vous inquiétez pas ; nous imprimerons un peu plus de billets.

* Qui a dit que le gouvernement ne peut pas être une force positive ?

* "Le dernier programme gouvernemental ayant réussi, c'était la Deuxième guerre mondiale", disait Jimmy Breslin. Et nous n'en sommes pas certain ; en Europe, nous avons vaincu un monstre... mais épargné un autre qui était tout aussi malfaisant, voire pire.

** Eh bien, nous avons aujourd'hui une nouvelle chance. Cette fois-ci, nous allons sauver les Américains des prédateurs financiers. Tout à fait. Ces prédateurs diaboliques se sont mis à la poursuite de pauvres gens... des gens qui n'avaient pas d'argent... et souvent pas d'emploi non plus. Les prédateurs se sont ensuite emparés d'eux, trompant ces gens en les forçant à accepter un chèque de 100 000 $... 200 000 $... peut-être plus.

* Les pauvres gens ont emménagé dans une maison flambant neuve. Ils ont profité de leurs nouveaux meubles -- ils ont renversé de la bière sur les tapis... cassé les poignées du buffet... laissé des traces de doigts sur les murs...

* ... et voilà que -- ô surprise -- ces vilains prédateurs veulent leur argent.

* Bien entendu, les pauvres gens ne peuvent pas payer ce qu'ils n'ont pas... les voilà donc forcés de faire leur valise et déménager. N'est-ce pas une tragédie nationale ? On doit pouvoir faire quelque chose !

* Ah oui... on peut geler les taux... de manière à ce que les pauvres gens puissent rester un peu plus longtemps sans devoir payer ce qu'ils ont.

* Et tant qu'on y est, déclarent les autorités politiques, on va baisser les taux d'intérêt, et peut-être imprimer quelques billets de 20 $ supplémentaires... ça devrait aider, ça aussi.

* Voilà bien le problème avec les ruses gouvernementales : elles ne fonctionnent pas vraiment. On ne peut pas vraiment rendre les gens plus riches... ou effacer leurs erreurs... par décret. On ne peut même pas les rendre plus riches en leur donnant plus d'argent.

* Pensez aux gens qui gagnent au loto. On leur donne une grosse quantité de cash. Pendant quelque temps, ils en profitent. Puis -- après quelques années, en général -- ils se retrouvent sur la paille.

* Ou prenez l'Espagne du 16ème siècle. C'était le pays le plus riche du monde. Mais la richesse provenait du vol, non du travail. La nation avait volé l'or des Incas et des Aztèques. A peine deux ou trois générations plus tard, l'Espagne était ruinée. Elle vécut dans la pauvreté durant 300 ans -- jusqu'à ce que les taux bas de l'Union européenne engendrent un boom.

* Vite arrivé, vite reparti.

* "Ca marche comme ça à Wall Street aussi", a déclaré un ami. "les gens que je connais gagnent des fortunes. Ils reçoivent des primes de plus d'un million de dollars par an. Mais vous croyez qu'ils ont de l'argent ? Pas vraiment. Leurs dépenses augmentent, pour égaler leur revenu. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils ont besoin d'un million de dollars par an rien que pour s'en sortir".

* Et pensez aux pauvres gens du Zimbabwe. Si l'argent pouvait rendre riche, ils seraient les plus riches de la planète. Le gouvernement zimbabwéen imprime de la nouvelle monnaie à une telle vitesse que les planches à billets sont en surchauffe ; aux dernières nouvelles, l'inflation était à 14 000%.

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Avez-vous l'une de ces bombes à retardement financières dans VOTRE portefeuille ?
De véritables bombes sont désormais enclenchées sur les marchés... et elles pourraient causer des dégâts spectaculaires pour des centaines de milliers d'investisseurs.

Sauf que vous n'êtes pas obligé d'en souffrir avec tout le monde...

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*** La Chronique Agora présente ***

Quel genre d'investisseur êtes-vous ? Alors que les marchés jouent aux montagnes russes, Léo Golovine vous apprend à gérer vos émotions pour réagir sainement quoi que fassent les cours...

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DE L'AVERSION AU RISQUE ET DE LA MAITRISE DE SOI -- 1ère PARTIE
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Par Léo Golovine (*)

L'une des principales clés du succès en Bourse consiste en la maîtrise de soi. Facile à dire, mais comment faire vraiment ?

Règle n°1 : Attention à l'addiction à votre écran !
La Bourse, qu'on parvienne à la voir d'un regard relativement détaché et froid ou qu'on la vive comme un casino planétaire, reste un domaine où les émotions règnent et peuvent consumer un trader mal protégé.

La seule protection possible, c'est, sur le plan technique, un système de money management efficace, et sur le plan psychologique, une attitude imprégnée de sang-froid, voire de flegmatisme. Mais pour la plupart des intervenants, cela est d'autant plus difficile que les marchés baignent dans le spectaculaire, dans le théâtral, dans l'hystérique, et sont dominés par une vision de court terme dont la tyrannie emmène certains d'entre vous à rester scotchés devant leurs écrans (même s'ils n'ont aucune position en cours !) et d'autres à consulter les cours toutes les demi-heures, étreints par l'angoisse (même s'ils n'ont que des positions de long terme, par exemple logées dans un PEA !).

Il est évident que de tels comportements extrêmes sont destructeurs et stupides, mais allez expliquer à un drogué qu'il est victime d'une addiction !

Règle n°2 : prenez de la distance avec le flot d'infos sur Internet
En fait, la bonne attitude, pour commencer, consiste pour les plus angoissés et fébriles... à ne plus consulter les articles de la presse écrite ni les actualités boursières sur internet !

En effet, s'il s'agit d'informer, ils n'y aident généralement pas beaucoup (puisqu'il s'agit d'une explication a posteriori, et le temps qu'un article soit pensé puis écrit puis publié, tout est déjà dans les cours). Et s'il s'agit de rassurer, là non plus ils ne réussissent pas vraiment.

Beaucoup lisent de tels articles, points boursiers, etc., soit pour trouver confirmation de leurs intuitions (ou pire, de leurs erreurs), ce qui est évidemment néfaste, soit pour y trouver des idées (or, il est généralement trop tard pour les jouer).

Seule l'information contenue dans les cours (directement consultables, et analysables sur un graphique en temps réel) peut servir de base fiable à une décision si on la fonde sur l'analyse technique. Quant à l'analyse fondamentale, c'est sur le long terme qu'elle est le plus efficace, et l'explication a posteriori de pourquoi telle valeur a pris 15% et telle autre a chuté de 20% est évidemment sans grand intérêt.

Nous verrons les deux autres règles demain...

Meilleures salutations,

Léo Golovine
Pour la Chronique Agora

(*) Investisseur de talent et analyste du service @Turbos Trader, Léo Golovine est trader depuis 14 ans. Au fil des années, il a élaboré une méthode fondée sur une approche méthodique et rigoureuse de l'analyse technique. Les résultats sont là, puisque son système de sélection surperforme largement les marchés depuis 2002 -- grâce notamment à une approche inédite de suivi de tendance et de gestion des positions.

NDLR : Découvrez le Billet du Trader, une nouvelle lettre d'information entièrement dédiée au trading ! Rédigée par Léo Golovine, elle vous donnera des conseils, des informations et des analyses qui vous aideront à prendre le contrôle de vos trades... et elle est entièrement GRATUITE. Pour vous inscrire, continuez votre lecture.

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