La Chronique Agora

 
La révolution des automobiles hybrides (1)

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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 03 Décembre 2007
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*** Le Père Noël en mission spéciale à Wall Street
Et il a des raisons de s'énerver : il est ruiné à 45% !

*** La conduite à tenir
Eric Fry compare l'attitude d'HSBC et de Citigroup face à la crise du subprime

*** Assèchement du crédit et portefeuille spécial prison
Les choses se gâtent sur pas mal de fronts, en ce moment...

*** La révolution des automobiles hybrides (1)
Mais on oublie parfois que la révolution est un retour au point d'origine...

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Bonjour,

*** LE PERE NOEL EN MISSION SPECIALE A WALL STREET

** La plupart des petits enfants habitant les pays occidentaux situés dans l'hémisphère nord savent que le Père Noël habite quelque part en Scandinavie, à la frontière du cercle polaire arctique, dans des contrées peuplées de troupeaux de rennes qui broutent paisiblement au pied de majestueux conifères enneigés.

Heureuse région si éloignée de tout, mais préservée de l'agitation et de la pollution qui règnent autour du 45ème parallèle. A part quelques tempêtes de neige un peu longuettes l'hiver et des étés parfois gâchés par une surabondance ponctuelle de moustiques, les habitants de Christmas Land n'ont guère de raisons de se plaindre des turpitudes engendrées par la mondialisation, ni des désastres financiers occasionnées par les brasseurs d'argent.

Le Père Noël ne s'y est pas trompé. Il a choisi d'oeuvrer à l'écart du monde, loin des soucis de ses clients, loin des "usines à sueur" asiatiques où sont fabriqués 90% des jouets qu'il s'efforce de distribuer en temps et heure un beau soir de décembre.

Ses seules contraintes quotidiennes se limitent à ouvrir son courrier, très abondant en cette saison. Et jamais les sympathiques postiers des villages voisins n'ont eu à lui délivrer un  recommandé avec accusé de réception, un avis de passage ou quelque autre missive sur-tarifée à caractère officiel, de quelque nature que ce soit...

Mais patatras! La quiétude et la sérénité des régions arctiques sont soudain brisées net, comme une stalactite atteinte par une boule de neige bien tassée !

Des petits villages norvégiens dont vous n'aviez jamais entendu parler -- et dont vous seriez incapables de prononcer les noms -- viennent de découvrir que près de la moitié de leur trésorerie municipale vient de partir en fumée comme un vieux stock d'écorce ou de pommes de pin. Cette trésorerie était principalement constituée d'argent mis de côté pour les retraites et les dotations régionales pour l'entretien des routes forestières et des installations portuaires.

Oui, le budget de certaines localités nordiques s'est évaporé en quelques mois à hauteur de la moitié des sommes investies dans des produits de trésorerie dynamique.

C'est un vrai scandale, un scénario inimaginable pour un pays aussi prospère que la Norvège et dont le système des retraites -- assis sur les revenus pétroliers -- semblait invulnérable.

Invulnérable, certes, mais à condition de ne pas investir l'épargne des ménages ou des communes dans les subprimes américains !

Nombre de financiers locaux n'ont pas résisté à l'attrait exercé par les dérivés de crédit américain, et la manne pétrolière s'est retrouvée convertie en ABS, CDO, MBS plutôt qu'en bons du Trésor ronronnants, à peine mieux rémunérés que l'inflation.

Le Père Noël vient donc de recevoir une lettre recommandée de la mairie, l'avertissant que la commune qui héberge ses activés est en faillite et que les services postaux ne sont plus assurés à compter de ce jour, faute de pouvoir payer l'équipe de facteurs mushers qui brave chaque jour les intempéries pour venir lui délivrer ses nombreux sacs de courrier en traîneau à chiens.

Il en sera ainsi jusqu'à ce que la municipalité ait réussi à mobiliser de nouvelles sources de financement. Etant entendu qu'il est hors de question d'espérer que les sommes déjà perdues par les fonds dynamiques (45% en moyenne) soient jamais remboursées par les émetteurs.

Vous ne croyez pas au Père Noël ? Les banquiers norvégiens non plus... et pourtant, ils ont cru au mirage des rendements élevés, éternels et sans risques. Ceci s'avère plus lourd de conséquence que d'envoyer de simples requêtes, avec une naïveté enfantine, à un gentil barbu en habit rouge prêt à exaucer tous nos souhaits.

Si les habitants des villages du cercle arctique avaient un seul vœu à adresser au Père Noël, ce serait qu'il ne dépose aucun jouet au pied de leur sapin cette année, mais qu'il embarque dans sa hotte tous ces maudits papiers commerciaux émis par des banques américaines. Le but étant qu'il les déverse sur les marchés de Wall Street afin que les spéculateurs qui viennent de faire remonter le Dow Jones de 700 points en quatre séances s'en fassent des cataplasmes, pour rester courtois...

** Et Wall Street peut se vanter d'avoir adressé ces neuf derniers mois un magnifique pied de nez au destin. En effet, le Dow Jones, par exemple, s'est adjugé 5% par rapport au zénith de la fin du mois de février (12 750 points) inscrit juste avant l'éclatement de la crise du subprime.

Depuis cette date, les pertes directes supportées par les banques américaines et leurs filiales spécialisées (les SIV) liées aux créances titrisées, sont estimées par les plus optimistes à 250 milliards de dollars. Les pertes générées par les activités de crédit immobilier pourraient s'élever à 1 000 milliards de dollars.

Selon Moody's, pas moins de 16,5% des dossiers de prêts -- soit deux fois le ratio constaté en novembre 2006 -- ont déjà été victimes d'incidents ou de défauts de paiement durant deux mois. Dans les trois quarts des cas, cela signifie le commencement des vrais problèmes pour l'organisme créancier et la fin de l'aventure immobilière pour les emprunteurs...

Ce genre de statistiques -- sans précédent depuis les années 1930, période de la Grande Dépression aux Etats-Unis --, cela se fête dignement ! D'autant que les prix du neuf ont plongé de 13% en rythme annuel, de l'inédit depuis 1970 ! Wall Street a donc repris 3% sur la semaine et le Dow Jones ou le Nasdaq ont affiché pas loin de 5% sur les récents planchers d'avant Thanksgiving.

Malgré ce spectaculaire sursaut, le mois de novembre s'achève dans le rouge pour les indices américains, mais les dégâts ont été largement limités.

Le CAC 40 s'est adjugé 2,7% d'un vendredi sur l'autre. Sa progression, ainsi que celle des autres indices boursiers, ont été dopées par la spectaculaire rechute de 11% (ou -10 $) du cours du pétrole sous les 90 $ puis les 89 $. Un niveau qui n'avait plus été observé depuis les 29 et 30 octobre dernier... ce qui éloigne les craintes d'accroissement des pressions inflationnistes, alors que les prix ont grimpé de 3% dans la zone euro au mois d'octobre.

** Jeudi soir, depuis Charlotte (Caroline du Nord), Ben Bernanke a confirmé le changement d'attitude de la Fed vers plus de pragmatisme et de souplesse -- plus d'agilité, prônait même son bras droit, Donald Kohn avant-hier. Le message a été reçu cinq sur cinq par les marchés qui intègrent déjà non pas une, mais bien deux baisses de taux de 25 points de base dans les trois mois à venir.

Dans son allocution, le patron de la Réserve fédérale a souligné que les risques de ralentissement économique avaient été fortement accrus au cours du dernier mois par un regain de turbulences sur les marchés financiers, lesquelles découlent de la forte correction qui frappe le secteur immobilier.

La solvabilité des banques américaines, aux yeux des autorités de tutelles et des agences de notations, est menacée. Le principal danger réside dans leur réticence à émettre de nouveaux prêts, ce qui affecterait lourdement la consommation. Les banques doivent donc se recapitaliser au plus vite.

La réduction du loyer de l'argent attendue le 11 décembre devrait leur permettre de le faire à moindre coût. Mais il est fort possible que ce soit un message incitatif adressé à de nouveaux partenaires potentiels -- des investisseurs disposant d'excédents de trésorerie en dollars -- désireux de recycler leurs billets verts tout en s'offrant un strapontin au conseil d'administration de banques américaines au bord de l'asphyxie financière.

Peuvent-ils espérer rentrer dans leurs frais ou peser sur certaines orientations stratégiques ? Il ne faudrait tout de même pas se mettre à croire au Père Noël... à moins de lui rembourser les 45% perdus par ses impôts locaux !

Philippe Béchade,
Paris

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Eric Fry vous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** LA CONDUITE A TENIR

** "Les investisseurs internationaux, en réalisant l'affaiblissement relatif de l'économie américaine, vont sûrement se demander pourquoi ils détiennent le plus gros de leur capital en dollars"... a récemment noté The Economist, "le déclin du dollar s'élève déjà au rang de la plus grosse faillite de l'histoire, celle qui aura liquidé plus de capitaux étrangers que n'importe quel marché émergent".

- Pour nous Américains, l'analyse peu flatteuse de The Economist peut paraître dure et injuste. Mais le reste du monde se soucie de moins en moins de ce que nous, Américains, ressentons. Le reste du monde déteste l'idée de perdre de l'argent, tout comme n'importe quel Américain. Ce qui fait que, quand les investisseurs étrangers voient la valeur de leurs investissements libellés en dollars s'écrouler, ils deviennent un peu grincheux. Et quand ils deviennent très grincheux, ils vendent leurs capitaux libellés en dollars et vont investir ailleurs.

- Ils emmènent leur capital vers des marchés et des juridictions qui le traitent avec plus de gentillesse. Ils l'emmènent là où les bénéfices sont plus grands et les déceptions plus petites.

- Le capitalisme à l'américaine est devenu une association étrange de combines financières et de cajoleries gouvernementales. Très peu d'entreprises produisent quelque chose, si ce n'est des produits dérivés du crédit et des communiqués de presse. Cette situation n'aurait rien de grave si les dérivés avaient une quelconque valeur et si les communiqués de presse contenaient un minimum de vérités. Au lieu de quoi l'économie américaine passe de l'avarice à la déception, puis au désastre, et de nouveau l'avarice, sans jamais éliminer les défauts et les escrocs responsables des problèmes.

- Mais alors que nous devrions faire sauter des têtes (façon de parler), nous indemnisons avec des parachutes dorés de plusieurs millions de dollars ; alors que nous devrions réguler le marché, nous continuons à le faire monter ; alors que nous devrions laisser tomber les spéculations idiotes, nous inventons de nouvelles façons de financer ces spéculations idiotes.

- Mais le chemin vers le salut et le rajeunissement économique est semé d'embûches ; il faut commencer par dire la vérité et fixer des prix réalistes.

** HSBC Holdings, par exemple, la plus grande banque européenne en matière de valeur sur le marché, a accepté d'absorber 45 milliards de dollars de capitaux des SIV qu'elle contrôle. En d'autres termes, la grande banque a accepté de porter la responsabilité, pour une valeur de 45 milliards de dollars, de titres adossés à des actifs (ABS) douteux.

- A contrario, Citigroup a refusé d'assumer la responsabilité directe des 83 milliards de dollars d'ABS douteux qu'elle contrôle à l'intérieur de ses SIV. La plus grande institution de prêt américaine a préféré concocter une ruse "Super SIV" élaborée, dont le but est de jeter les détritus de ses combines financières mal conçues dans un coin, là où la lumière de la révélation totale et de la responsabilité ne brillera jamais.

- "J'aime beaucoup ce qu'a fait HSBC", commente Ed Ketz, professeur associé de comptabilité au Smeals College of Business à l'Université de l'Etat de Pennsylvanie. "C'est une solution très simple. Une solution transparente. On peut y voir une promesse de liquidités. C'est une chose qui, en ce qui me concerne, donne un sentiment de confiance. Citi pourrait aller loin en suivant cet exemple".

- John Cisielski, éditeur de la lettre d'information spécialisée The Analyst's Accounting Observer, est d'accord : "Avec quelqu'un comme HSBC qui se dévoile, qui joue la transparence... Citi et les autres ont tout à coup des airs de conspirateurs, ils ont donc tout intérêt à faire de même".

- Mais les manœuvres que l'on a observées chez Citi ces derniers temps ne laissent pas penser que ce soit dans leurs intentions. Au contraire, Citi se consacre entièrement à entretenir la tromperie et à attacher des cordons de sécurité. Tard jeudi dernier, Citi a accepté de céder une partie de ses parts à Abu Dhabi Investment Authority, pour 75 milliards de dollars -- une vente de recapitalisation qui leur permet de n'admettre aucune crise, de ne reconnaître aucune erreur, de n'éliminer aucun poste exécutif, de ne réduire aucune prime exécutive, et de ne résoudre aucun problème. Cette vente ne fait qu'allonger le statu quo -- un statu quo inepte et brisé -- un système qui nourrit la médiocrité corrompue, tout en dilapidant le capital des actionnaires et en repoussant les efforts économiques légitimes.

- Au fur et à mesure que les trucs et astuces de Citi fonctionnent, l'économie américaine sombre. Aucune économie des pays développés ne peut évoluer à partir de la manipulation des cours, des sauvetages d'urgence et des tromperies. La plus grande banque des Etats-Unis ne devrait pas s'associer au secrétaire du Trésor pour jouer ce jeu de "cache les déchets toxiques". Elle devrait plutôt reconnaître très vite ses erreurs, réduire le prix de ses prêts impayés, et lancer la croisade pour remettre des liquidités dans le système financier.

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** ASSECHEMENT DU CREDIT ET PORTEFEUILLE SPECIAL PRISON

** Qu'avons-nous à voir aujourd'hui ?

* Eh bien, nous commençons avec deux histoires.

* "Le crédit US s'assèche, faisant naître des craintes de récession", titrait le journal International Herald Tribune. "Les artères financières se contractent au rythme le plus rapide jamais enregistré".

* C'est l'histoire d'une contraction du crédit -- une pièce du grand puzzle que nous examinons depuis quelques semaines.

* Vous vous rappelez la règle, cher lecteur ? La force d'une correction est égale et opposée à l'illusion qui l'a précédée. Que peut-on attendre après la plus grande expansion de crédit de tous les temps ? Quelque chose de plutôt dramatique.

* "Le crédit arrivant aux entreprises américaines s'assèche à un rythme qu'on n'avait plus constaté depuis des décennies", continue l'article, "menaçant la création de nouveaux emplois et le développement des entreprises, tout en intensifiant les inquiétudes quant au fait que l'économie US pourrait entrer en récession".

* "La valeur combinée de deux sources de crédit majeures -- les prêts bancaires commerciaux et industriels en cours, et les prêts de court terme connus sous le nom de 'papier commercial' -- a atteint la somme de 3 300 milliards de dollars environ en août... A la mi-novembre, ce crédit était à 3 000 milliards de dollars, une chute de près de 9%. Depuis que la Fed suit ces chiffres, en 1973, on n'avait jamais vu ces artères financières se contracter si rapidement"...

* "C'est un facteur énorme", déclare Andrew Tilton, économiste en chef chez Goldman Sachs.

* Oui, cher lecteur... voilà l'objet immobile auquel la Fed est confrontée. C'est la déflation. Et c'est un facteur énorme.

* Les faillites sont en hausse de 35% par rapport à l'an dernier. Les saisies ont grimpé de 94% en octobre, par rapport à l'année précédente. Sears rapporte que ses profits ont dégringolé de 99%.

* Pendant ce temps, de l'autre côté de l'Atlantique, le Financial Times ajoute sa pierre à l'édifice :

* "De nouvelles craintes concernant l'immobilier suite à l'effondrement du crédit".

* Ah oui, le mot -- effondrement -- est de retour. Nous ne l'avions pas vu depuis des années. L'été dernier, nous avons prononcé un discours au Canada, regrettant "l'effondrement de l'effondrement" -- nous voulions dire par là que dès que quelque chose dans le monde financier menaçait de s'effondrer, les autorités financières se précipitaient pour l'étayer.

* Puis les autorités financières lâchèrent prise.

* En Angleterre comme aux Etats-Unis, l'histoire est quasi-identique.

* "Les banques ont du mal à trouver de l'argent pour les prêts immobiliers", continue l'article du Financial Times. Les banques sont prêtes à accorder des crédits. Mais elles doivent emprunter pour obtenir l'argent. Et les taux interbancaires à trois mois -- ce que les banques versent lorsqu'elles s'empruntent mutuellement de l'argent -- ont grimpé à 6,95%. Les banques, en général, empruntent à court terme et prêtent à long terme. Mais lorsque les taux courts sont si élevés, comment peuvent-elles gagner de l'argent à prêter pour des crédits de long terme ? Elles ne le peuvent pas. Elles arrêtent donc de prêter. Et sans crédit disponible, les acheteurs cessent d'acheter des maisons. Lorsque les acheteurs n'achètent plus, les prix des maisons chutent... et soudain, beaucoup de gens sont en difficulté.

** Pas de seuils passés ces derniers jours. En fait, au lieu d'atteindre les 850 $, l'or a chuté sous les 800 $. Le métal jaune est en plein marché haussier -- mais les marchés haussiers connaissent des corrections. Nous prenons peut-être nos désirs pour des réalités, mais l'or pourrait facilement chuter sous les 700 $ avant de reprendre le chemin des 1 000 $.

** Une de nos connaissances est en prison. Le pauvre. Il essayait simplement d'aider une amie, a-t-il expliqué, en lui amenant des drogues. Illégales, bien entendu. Le voilà qui fait un séjour de six mois dans les geôles de Sa Majesté.

* Il écrit :

* "Les prisonniers coûtent 385 livres sterling par nuit au gouvernement... Je pourrais peut-être les convaincre de me laisser séjourner au Georges V à Paris... ou au Ritz à Londres... Ce serait moins cher. Et ici, ce n'est pas le Quatre Saisons".

* D'une certaine manière, la prison, c'est peut-être pas mal. Il y a tant de choses qu'on ne peut pas faire... cela vous laisse libre de vous concentrer sur les quelques choses qu'on peut faire.

* On ne peut probablement pas appeler son courtier, par exemple. Il faut donc élaborer un Portefeuille Spécial Prison -- une position qui restera valable aussi longtemps que votre sentence.

* De quoi aurait l'air un Portefeuille Spécial Prison aujourd'hui ? Hmmm... nous allons y réfléchir... mais vous, cher lecteur, n'hésitez pas à nous faire part de vos idées en les envoyant à l'adresse suivante : contacteznous@publications-agora.fr

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COMMENT BATTRE LES HEDGE FUNDS A LEUR PROPRE JEU !
Ce sont les nouveaux seigneurs de la finance...
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*** La Chronique Agora présente ***

Même si l'éthanol fait les gros titres en tant que solution à la dépendance au pétrole, une autre révolution est en cours dans le domaine des énergies alternatives. En toute discrétion, la voiture hybride s'est améliorée -- au point d'être au bord d'une avancée majeure. Greg Guenthner nous explique comment les investisseurs peuvent en tirer parti -- et faire de jolis profits au passage...

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LA REVOLUTION DES AUTOMOBILES HYBRIDES -- 1ère PARTIE
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Par Greg Guenthner

Les politiciens ont l'art de prendre de vieilles idées et de les faire passer pour des solutions toutes nouvelles aux problèmes de leurs citoyens. C'est particulièrement vrai en matière de politique énergétique, surtout aux Etats-Unis.

Prenez l'éthanol, par exemple. Si l'on en croit le gouvernement US, le carburant à base de plantes est à la pointe des énergies alternatives.

Ce que le gouvernement ne dit pas, par contre, c'est que l'éthanol était aussi le carburant de choix pour certains des tout premiers moteurs. Dans les années 1820, Samuel Morey utilisa un mélange d'éthanol dans son moteur à explosion expérimental. Mais la vapeur poussa l'éthanol dans l'ombre pendant 40 ans encore, jusqu'à ce que le moteur à explosion prenne son envol grâce à une conception plus efficace de l'inventeur allemand Nicolaus Otto.

A mesure que les moteurs devinrent de plus en plus complexes, l'éthanol gagna en célébrité. Henry Ford conçut même son Model T pour qu'il fonctionne à l'éthanol, déclarant qu'il s'agissait du "carburant du futur".

Ce futur fut mis sur pause. Les Etats-Unis découvrirent une source nationale de pétrole bon marché qui fit concurrence à l'éthanol et devint le carburant de choix en dépit du succès de l'éthanol à ses débuts. A présent, les dirigeants américains commencent à trouver que Ford avait raison. Il ne leur a fallu que 100 ans pour réaliser que les réserves de pétrole étaient limitées, et que quelque chose devrait prendre le relais lorsque le brut cesserait de couler.

L'éthanol est donc à nouveau sous les feux de la rampe -- on l'appelle "nouveau carburant révolutionnaire", et "solution à la dépendance au pétrole". Samuel Morey doit se retourner dans sa tombe.

Ce n'est pas aussi simple, cependant. En dépit de sa longue histoire, l'éthanol n'est peut-être pas le miracle qu'on dit. Des questions tout à fait valides sont apparues quant au véritable potentiel énergétique de l'éthanol et sur son efficacité globale en tant qu'alternative économique au carburant.

Même après 180 années d'évolution, l'éthanol a encore des problèmes à résoudre. La vérité, c'est que les économies occidentales n'ont pas besoin de solutions énergétiques anciennes déguisées en idées nouvelles. Il nous faut des idées vraiment révolutionnaires -- des carburants et des moteurs qui sont réellement de pointe... et qui peuvent fournir de l'énergie propre, sûre et fiable aux 6,6 milliards de personnes habitant sur notre planète.

La réponse arrive demain...

Meilleures salutations,

Greg Guenthner
Pour la Chronique Agora

(*) Greg Guenthner se consacre à analyser les opportunités disponibles pour les investisseurs dans le domaine des entreprises américaines se préparant à être cotées en Bourse. Il est rédacteur en chef d'une lettre d'information entièrement consacrée à ces futures stars, Bulletin Board Elite.

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