
Allons-nous profiter des hausses ou des baisses ? (1)
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La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 22 Novembre 2007
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*** Wall Street nous mijote-t-il un vrai black friday ?
Les marchés ont connu une journée morose hier
*** Pauvre Freddie
L'organisme de prêts hypothécaires US est bien maltraité par les marchés...
*** Allons-nous profiter des hausses ou des baisses ? (1)
Raphaël Garaud s'attend à une hausse des baisses...
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Bonjour,
*** WALL STREET NOUS MIJOTE-T-IL UN VRAI BLACK FRIDAY ?
** Il y a bien longtemps que Wall Street n'avait pas connu un climat aussi délétère ! Pour être précis, les indices américains n'ont jamais perdu 7% -- Dow Jones, S&P et Nasdaq confondus -- au cours d'un mois de novembre depuis la chute du mur de Berlin !
Il y a bien eu quelques précédents malheureux,comme en 1991, 1994 puis 2000. Cependant, le recul de Wall Street n'a jamais dépassé 5% (sauf une fois, mais c'était le fameux automne 2000). Il faut s'attendre à ce que ce mois de novembre 2007 laisse des traces...
Aucun recul supérieur à 10% n'avait plus été observé sur le Nasdaq Composite depuis février 2002. Et si la tendance haussière est en vigueur depuis octobre 2002 -- cela fait très exactement cinq ans que l'orientation des technologiques demeure positive --, il faut bien prendre conscience qu'il s'agit d'un épisode de progression d'une durée exceptionnelle, largement supérieure à la moyenne des 25 dernières années. Mais chaque fois que les valeurs américaines ont réussi à progresser plus de quatre années d'affilée, les corrections se sont toujours avérées d'une amplitude supérieure à -20%.
Qu'en sera-t-il cette fois-ci, alors que la hausse des marchés mondiaux n'a reposé que sur une création monétaire galopante depuis l'automne 2001 ?
Des milliers de milliards de dollars ont été imprimés et ils ne correspondent à aucune augmentation de richesse réelle, puisque les Américains se sont endettés d'autant. La "création de valeur" (le pseudo-gonflement du patrimoine des ménages) qui en a résulté se résume à une bulle des actifs immobiliers et boursiers -- l'un se hissant sur le dos de l'autre et réciproquement. Pendant ce temps, le taux d'épargne s'effondrait symétriquement et s'avère constamment négatif depuis plus de trois ans.
** Mais nous voici parvenus à la veille du black Friday, un vendredi dont le noir n'a rien à voir avec la bourse, tout du moins jusqu'à présent ! Cette couleur provient de la fréquentation des centres commerciaux américains qui sont... "noirs de monde".
Il s'agit du vendredi le plus crucial pour le secteur de la grande distribution et du commerce de détail. C'est le jour "le plus long" en termes de consommation : les dépenses des ménages battent chaque année des records depuis cinq ans et Wall Street devient, cette année, le dernier bastion du sentiment de richesse.
Il importait que la débâcle actuelle ne dérape pas au-delà de cette séance de mercredi. La "main invisible" a évité aux indices américains de mettre un premier pied dans l'abîme avant le long pont de Thanksgiving.
** Paris n'y est malheureusement pas parvenu, contrairement à Francfort ou Milan (qui ont limité la casse à -1,5%). Le CAC 40 a chuté de 2,3%. Les valeurs moyennes regroupées dans le SBF 80 ont dévissé de 2,5%... et les valeurs françaises basculent nettement dans le rouge sur l'année 2007. Le CAC 40 accuse un repli de 3% mais il tentera peut-être de reprendre appui sur le plancher des 5 380 points du 10 septembre dernier.
Malgré une forte de volatilité et de gros écarts à la baisse, les volumes d'échanges n'ont pas été très spectaculaires : 7,85 milliards d'euros. C'est du même ordre que la veille, et légèrement supérieur (10%) par rapport à la semaine passée.
Le CAC 40 a dévissé dans le sillage des valeurs bancaires : la Société Générale s'effondre de 5,9%, victime d'une recommandation de vente de Goldman Sachs, Dexia dévisse de 6,15% et Crédit Agricole de 4,3%.
Les marchés ressentent maintenant les premiers effets d'une dégradation de l'environnement économique international : inflation, ralentissement de la croissance en Europe et aux Etats-Unis,... Ils s'alarment de la flambée du pétrole à 99 $, sur fond de prévisions pessimistes présentées par la Fed à l'occasion de ses minutes du mardi soir.
** C'est dans ce contexte qu'a été annoncée une baisse plus forte que prévue de l'indice des indicateurs avancés aux Etats-Unis en octobre. Cette baisse est de 0,5% (contre 0,3% seulement prévu par les économistes) et nous assistons à un recul de 2% des prix de l'immobilier aux Etats-Unis au troisième trimestre. La valeur moyenne des maisons chute à 220 800 $.
D'après Henry Paulson, le secteur immobilier n'a pas fini de purger ses années d'euphorie et le taux de défaillance des emprunteurs devrait aller en augmentant au cours des prochains mois.
Seul indicateur un peu rassurant : l'indice de confiance de l'Université du Michigan remonte à 76,1 (contre 75 début novembre). Mais les cambistes ignorent superbement ce chiffre et continuent de déboucler (à perte) leurs opérations de carry trade, au profit du yen qui pulvérisait, ce mercredi midi, la résistance des 109,3 $ pour s'envoler vers les 108,5 $.
Nul doute que le pessimisme des opérateurs européens a été renforcé ce mercredi par la chute du dollar sous les 1,4840 euro, laquelle s'est aussitôt soldée par une flambée du baril de pétrole à 99 $.
L'or noir joue à plein le rôle de variable d'ajustement (les spéculateurs font clairement le jeu des pays producteurs de l'OPEP... à moins que ce ne soient les mêmes ?) lorsque le dollar se délite et la facture s'alourdit spectaculairement pour les Etats-Unis depuis le 22 août puis surtout le 5 octobre dernier.
** C'est pourquoi beaucoup d'économistes -- mêmes parmi les "sherpas" de Washington -- manquent de s'étrangler lorsque la Fed affirme que les pressions inflationnistes devraient s'inscrire à la baisse en 2008 : le prix de la dinde (de Thanksgiving) a fait un bond de 10% en un an, les céréales du petit-déjeuner ont pris 15% à 20% -- le maïs soufflé, notamment, et cela ne s'arrange pas si on l'arrose de lait, qui a pris 12%.
Et ne parlons pas du prix de l'essence et du fuel ! Il n'y a plus qu'à parier sur un hiver d'une douceur andalouse sur la côte est et le Middle West américain, cela pourrait faire baisser la facture de chauffage... et stoppera peut-être la transhumance nord-sud des ménages les plus aisés, qui fuient chaque hiver la froidure de la région des Grands Lacs.
Comment les ordinateurs de la Fed sont-ils parvenus à modéliser un impact neutre de l'inflation importée sur le panier de la ménagère, ou encore la non-répercussion du doublement du prix du baril en 10 mois sur les coûts de production des entreprises américaines ? Mystère. Comment Ben Bernanke espérait-il faire avaler cela à Wall Street ? Peut-être en calculant que les Américains vont faire de substantielles économies sur le prix des logements et les loyers si la décrue actuelle se perpétue en 2008... Il suffit de réintroduire cette variable dans les indices d'inflation et d'en exclure symétriquement les denrées garnissant les frigos et les congélateurs (un clou chasse l'autre) !
** Mais Wall Street semble perdre toutes ses illusions : la résistance mentale au concept de crise du subprime -- à coup de faux fuyants et de mensonges grossiers -- semble avoir rendu les armes ce mercredi.
Nous avons assisté hier soir à une capitulation en rase campagne des indices US. L'ultime tentative visant à éviter aux indices américains de commettre un faux pas -- peut-être irréparable -- en cette veille de week-end de Thanksgiving a lamentablement échoué. L'indice Dow Jones a très tôt perdu le contact avec les 13 000 points, mais parvenait jusqu'à la mi-séance à préserver ses planchers de la veille.
Le support des 12 845 points a volé en éclat à une demi-heure de la clôture, l'indice dévissant sous les 12 800 points : tout l'inverse du scénario observé la veille puisque l'intégralité des pertes avait été effacé au cours de 90 dernières minutes de la séance. Au final, le Dow a terminé en repli de 1,62% et inscrivait son plus bas niveau de clôture depuis avril dernier (le plancher du 16 août a cédé sans opposer une grosse résistance)... et le prochain objectif devient 12 520 points, le plancher intra-day du 16 août dernier
Philippe Béchade,
Paris
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Un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l'ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d'investisseurs... quasiment du jour au lendemain.
PANNE SECHE !
LE JOUR OU LE MONDE SE RETROUVERA A COURT D'ENERGIE
Restez les bras croisés et perdez tout... ou agissez AUJOURD'HUI et engrangez des gains de deux, voire trois chiffres sur des valeurs parfaitement positionnées pour grimper en flèche alors que le chaos s'installe.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** PAUVRE FREDDIE
** Pauvre Freddie. L'organisme de prêts hypothécaires US a annoncé une perte de près de cinq milliards de dollars. Soudain, tout le monde lui est tombé sur le râble. On aurait dit qu'il venait d'allumer une cigarette dans un restaurant de sushi. Les investisseurs ont administré une raclée à la société... dont les actions ont chuté de 30% après qu'elle a annoncé une réduction du dividende allant jusqu'à 50%. Sa sœur Fannie Mae ne s'en est pas mieux tirée, avec des actions en baisse de 22%.
* Qu'ont-ils fait de mal ?
* Rien du tout, selon Richard Styron, PDG de Freddie. "Nous ne sommes pas satisfaits de tout cela", a-t-il déclaré, avant de décrire ce dont il n'était pas satisfait. Comme le dit le Financial Times, "M. Styron a accusé l'effondrement du marché des prêts hypothécaires US et le déclin qui s'est ensuivi pour la valeur des actions liées aux prêts hypothécaires".
* Qui aurait pu prévoir une chose pareille, semblait-il demander ?
** A la Chronique Agora, c'est toujours une source de grand étonnement (et de saine distraction) que de voir les investisseurs les plus intelligents et les mieux informés se diriger tout droit dans les pièges les plus évidents. Freddie Mac achète des prêts hypothécaires. C'est le Congrès US qui lui en donne l'ordre, en se basant ostensiblement sur le fait qu'un peu d'argent supplémentaire sur le marché des prêts immobiliers pourrait faire du bien aux propriétaires... et en dissimulant sa véritable motivation -- que cela pourrait aider quelques politiciens peu méritants à se faire réélire. Freddie emprunte de l'argent à taux bas... afin de prêter à taux plus élevé. C'est une affaire plutôt simple, mais qui présente deux risques. Le premier, c'est de voir les taux d'intérêt prendre la direction opposée... et le second, c'est de voir les prêts se révéler de moins bonne qualité qu'on le pensait (lorsque les propriétaires cessent de payer, par exemple... ou lorsque les prix de l'immobilier chutent). Les dirigeants doivent envisager ces risques -- et pas uniquement quand ils se rasent. De tels risques font partie de l'activité de la société à tel point qu'il est impossible de les nier ; au lieu de cela, elle doit les gérer -- grâce à une gigantesque armée de traders, mathématiciens, intermédiaires et spéculateurs dotés d'imaginations débordantes et de crayons bien taillés.
* Et tout à coup... incroyable mais vrai... alors que les choses allaient si bien – et que les prêteurs immobiliers prêtaient de l'argent d'un bout à l'autre des Etats-Unis -- voilà qu'arrive un événement totalement inattendu, comme une météore heurtant la Terre ! Et crac... tous ces crayons à la mine si affûtée se brisent d'un seul coup. Non, sérieusement... cet effondrement de l'immobilier subprime... qui aurait pu prévoir une chose pareille ?
* Pas les agences de notation, en tout cas. Le mois dernier, Fitch a avoué avoir été pris de court par "le renversement sans précédent des prix de l'immobilier". Qu'est-ce qui ne va pas chez ces gens ? En quoi une baisse des prix de l'immobilier est-elle sans précédent ? Bizarre que personne n'ait pris ces gens à part pour leur murmurer à l'oreille :
* "Psst... les marchés grimpent ET baissent. Et au passage... quand on prête de l'argent imprudemment... il faut s'attendre à des ennuis".
* Apparemment, personne n'a rien dit. C'est comme si tous ces gens étaient tombés de la dernière pluie.
* Et les journaux parlent désormais de la crise du crédit qui commence à écraser la classe moyenne américaine. Les permis de construire sont à un plus bas de 14 ans. Les saisies hypothécaires continuent de grimper. Les prix des maisons continuent de baisser. De plus en plus d'économistes prévoient une récession.
* Notre vieil ami Jim Rogers nous envoie ceci :
* "C'est la première fois -- c'est la pire bulle du crédit que nous ayons vue de toute l'histoire des Etats-Unis. Non, jamais dans l'histoire américaine les gens n'avaient pu acheter de maison sans aucun apport initial. Jamais. Ce n'est jamais arrivé, à aucun moment dans le monde. Nous avons donc là la pire bulle du crédit. Il va lui falloir longtemps pour se résorber. On ne guérit pas une telle bulle en cinq ou six mois... il faut cinq ou six ans".
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*** La Chronique Agora présente ***
Raphaël Garaud examine le paysage économique et financier actuel -- et porte un regard lucide sur ce qui attend vraiment les investisseurs...
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ALLONS-NOUS PROFITER DES HAUSSES OU DES BAISSES ? -- 1ère PARTIE
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Par Raphaël Garaud (*)
Quel charivari dans le landerneau économique et social ! Vous ne lisez que des manchettes alarmistes en une des journaux -- traditionnels comme financiers, d'ailleurs. Il faut reconnaître qu'aujourd'hui la situation générale, et économique en particulier, suscite plus d'inquiétudes que d'espérances.
Des hausses, encore et toujours des hausses...
La hausse de l'euro fait entrer en transes pas mal de gens, d'entreprises, d'exportateurs... et même la BCE, qui trouve à présent que notre monnaie prend un peu trop d'aise.
La hausse du pétrole, que certains croyaient moribond en août dernier, démontre bien que l'or noir ne dormait que d'un oeil -- comme je vous l'avais dit cet été. Et son flirt avec les 100 $ le baril est évidemment peu apprécié des consommateurs.
La hausse des prix des matières premières, alimentaires notamment, tombe mal et vient se greffer aux tensions inflationnistes qui se manifestent à nouveau aux USA, en zone euro et partout ailleurs. Du coup, l'or dépasse allégrement les 800 $, signe qui ne trompe pas sur la défiance des investisseurs.
La seule hausse qui reste appréciable est celle de la croissance des pays asiatiques et autres pays émergents. Une vraie bouffée d'oxygène !
... Mais les baisses ne seront pas de celles qui soulagent
Quelles vagues de hausses ! me direz-vous. Attendez justement de voir venir une baisse... Las ! Elle ne sera pas de celles qui vont nous soulager ! Eau, gaz, électricité, nourriture, essence... sans parler des loyers : vous le vivez comme moi, toutes ces hausses malmènent notre capital. Pour l'instant, la seule baisse que nous voyons est celle de notre pouvoir d'achat. Or notre consommation soutient encore notre modeste croissance. En cas de baisse de la consommation, l'activité serait touchée, et la croissance en subirait les conséquences. Attention au cercle vicieux qui risque de s'ensuivre...
La crise financière déclenchée par les subprimes n'en finit plus de perturber les marchés immobiliers et financiers américains. Et cette crise a les conséquences que vous savez sur l'économie : à cause du surendettement des ménages, c'est leur consommation qui est directement impactée, et donc la croissance toute entière.
D'ailleurs, la croissance américaine donne des signes de fléchissement pour le quatrième trimestre. A mon avis, cela risque de durer au moins jusqu'à la fin du premier trimestre 2008. La croissance de l'Europe (déjà inférieure de moitié à celle des USA) suivra le mouvement, tout comme la nôtre qui est déjà attendue moins forte que prévue. Le futur proche n'est pas réjouissant, croyez-moi.
Notre tonneau des Danaïdes : redonner du pouvoir d'achat sans dépenser plus
Parlons-en de la France justement : à ce tableau déjà sombre viennent s'ajouter les grèves. Le ciel économique et social se couvre et les excès de toutes sortes vont déclencher un orage de protestations.
Personne n'a eu le courage d'affronter -- et surtout de tenter de résoudre -- les déséquilibres et les inégalités qui existent depuis 25 ans. Ils se sont accentués avec le temps, chaque avancée ne permettant pas de colmater les brèches financières, économiques et sociales qui se créaient sans fin. Un véritable tonneau des Danaïdes...
Nous sommes maintenant à un tournant qu'il faudra négocier du mieux possible. Tout faire en même temps, dans tous les domaines pour satisfaire le plus grand nombre, et sans surcoût. Bigre ! Voilà un exercice de haute voltige pour le nouveau Président. Sur certains points, ce dernier semble déterminé. Puisse-t-il le rester. Mais le pouvoir d'achat, qui vient d'en prendre un sérieux coup, reste l'épine majeure plantée dans le pied de nos gouvernants.
Sans transformer cet éditorial en tribune politique, je me dois de dire les choses, plaisantes ou non, quand elles vous concernent directement. Or, cette question du pouvoir d'achat est notre souci au quotidien, et elle influe directement sur notre patrimoine.
Nous verrons cela en détails dès demain...
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances - La Lettre du Patrimoine. Ce service d'information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d'accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs... Vos Finances - LaLettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu'il s'agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus
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