La Chronique Agora

 
Le manque d'emplois aux Etats-Unis donne un zéro pointé aux marchés boursiers
par Eric J. Fry
Lundi 25 Janvier 2010

▪ Comme un instituteur de quartier pauvre, la Bourse n'a cessé de donner des bonnes notes à l'économie... juste pour remonter le moral des troupes. Malheureusement, l'économie n'a jamais réussi à avoir la moyenne à un seul de ses examens.

Peut-être que cela ne compte pas si ce mauvais élève revient de Wall Street tous les jours avec un 20/20 et un bon point pour ses devoirs. Mais nous sommes inquiet ; nous craignons que la Bourse se mette à donner à l'économie les notes qu'elle mérite. Nous ne serons donc pas grand acheteur d'actions américaines (à leur prix actuel) tant que les examens de l'économie ne montreront pas des signes d'amélioration réelle.

Cela ne s'est pas encore produit.

Peut-être que l'économie est moins mauvaise... peut-être... mais elle est encore loin d'être en bonne posture.

Quelques indicateurs économiques -- comme la production industrielle, la production manufacturière, les ventes automobiles et la confiance des consommateurs -- ont remonté après des plus bas de plusieurs décennies. Mais ces indicateurs sont encore loin, très loin en dessous de sommets de "l'Ere de la Bulle".

▪ Pendant ce temps, plusieurs autres indicateurs de la vitalité économique n'indiquent aucune vitalité. Le chômage ne cesse d'augmenter, par exemple, tandis que le crédit à la consommation continue de chuter. Le graphique ci-dessous présente le VRAI taux de chômage -- pas le chiffre artificiellement gonflé qui captive Wall Street le premier vendredi de chaque mois.

Graphique du vrai taux de chômage aux Etats-Unis

Selon un rapport récent du département du Travail US, 10% de la main-d'oeuvre est sans emploi. C'est mauvais. Mais le taux de chômage réel est bien pire. Si l'on inclut les personnes sous-employées et "découragées", le taux de chômage monte à plus de 17% !

Les personnes sans emploi ont du mal à obtenir un prêt. Il est donc peu surprenant que le crédit à la consommation continue de chuter. Le calcul est assez simple : la baisse des revenus et la baisse du crédit ajoutent à la chute de la consommation... ce qui n'est pas une bonne tendance pour une économie qui repose sur la consommation. Par conséquent, comme l'a récemment dit le propriétaire de l'un des plus grands centre commerciaux du pays, " la nouvelle croissance, c'est la stabilité".

Peu importe combien de 20/20 et de bons points les marchés donnent à l'économie ; pour nous elle reste un mauvais élève.

 
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